Après des ventes à l’Égypte et l’Inde, la France vend maintenant 24 Rafale au Qatar

27
Les négociations restent délicates entre le groupe français Dassault et le gouvernement indien (Photo: Archives/Dassault Aviation)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Les négociations restent délicates entre le groupe français Dassault et le gouvernement indien (Photo: Archives/Dassault Aviation)
Les chasseur français Rafale de Dassault Aviation (Archives/Dassault Aviation)

Après l’Egypte en février, l’Inde ce mois-ci, un accord est en passe d’être signé dans les prochains jours pour la vente de 36 avions de combat Rafale au Qatar, a confirmé l’Élysée.

« Le président de la République s’est entretenu hier avec Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, Emir du Qatar. Ce dernier lui a confirmé son souhait de voir son pays acquérir 24 avions de combat Rafale », a déclaré l’Élysée ce matin dans un communiqué.

« À l’invitation de Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, le président de la République se rendra à Doha le 4 mai afin d’assister à la signature des contrats entre les sociétés Dassault Aviation et MBDA d’une part, et l’État du Qatar d’autre part, ainsi qu’à celle de l’accord intergouvernemental qui encadrera la coopération entre nos deux pays », indique la présidence française.

Les discussions avec la France duraient depuis près de trois ans, mais avaient été suspendues à de nombreuses fois.

Cet accord, qui conclut de longs mois de négociations entre la France et le Qatar, porte sur une commande ferme de 24 appareils, avec une option sur 12 appareils supplémentaires du constructeur français Dassault.

Une centaine de mécaniciens du Qatar seront formés en France dans le cadre du contrat, a indiqué le ministère français de la Défense.

Le Qatar, situé dans une région hautement instable, a besoin de renouveler sa force aérienne et a pu voir les Rafale à l’œuvre lors de la guerre de Libye en 2011.

« Ce contrat qui intervient après celui réalisé avec l’Égypte et avec l’Inde est aussi pour les pouvoirs publics qui s’y sont engagés depuis trois ans, une grande satisfaction au service de notre industrie », a aussi souligné l’Élysée.

Après des années de disette (l’appareil avait essuyé six échecs à l’export depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises), c’est en effet une année faste pour le Rafale

Ce contrat est en effet le troisième remporté par Dassault à l’étranger après la vente de 36 Rafale à l’Inde, annoncée le 10 avril et celle de 24 autres à l’Égypte, en février.

Deux autres acquéreurs étrangers potentiels au moins sont sur les rangs pour l’avion Rafale: les Émirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie qui doit encore lancer un appel d’offres pour l’acquisition de 16 appareils.

Des discussions sont en outre en cours avec le Koweït ou l’Indonésie.

Le contrat avec le Qatar pourrait rapporter plus de 6,3 milliards d’€ (8,49 milliards $).

Dassault, pour sa part, s’est dit honoré de la décision du Qatar d’acheter le Rafale pour équiper son armée de l’Air.

« Dassault Aviation, ses partenaires Thales et Safran, ainsi que les 500 entreprises associées au programme Rafale se félicitent de ce nouveau contrat qui vient consacrer leur compétitivité et leur savoir-faire industriel et technologique », a déclaré l’avionneur.

Dassault supervise 60% de la valeur de l’avion, construit en collaboration avec l’électronicien Thales (22%) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18%) qui fournit le moteur M-88 de nouvelle génération. Le Rafale est destiné à être l’avion de combat français jusqu’en 2040.

*Avec AFP