15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Ryad et Le Caire annoncent des manoeuvres en pleine guerre au Yémen

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Des soldats yéménites à Sanaa, le 19 mars 2015 (AFP)
Des soldats yéménites à Sanaa, le 19 mars 2015 (AFP)

L’Arabie saoudite et l’Egypte, les deux piliers de la coalition contre les rebelles chiites au Yémen, ont annoncé mercredi leur intention d’organiser de grandes manoeuvres militaires sur le sol saoudien, trois semaines après le début des frappes au Yémen.

Sur le territoire yéménite, les avions de la coalition de neuf pays arabes menée par le royaume saoudien sunnite ont mené de nouveaux raids contre les rebelles liés à l’Iran chiite.

La coalition a été renforcée diplomatiquement par l’adoption mardi par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution sommant les rebelles Houthis de se retirer des régions qu’ils ont conquises depuis septembre 2014, y compris la capitale Sanaa.

Curieusement, les Houthis n’avaient pas formellement réagi mercredi à cette décision, leur chaîne de télévision se contentant d’afficher à l’écran qu’il s’agissait d’un « crime contre le Yémen ».

Cette chaîne a appelé à des défilés à Sanaa pour dénoncer la résolution, mais peu de manifestants se sont rassemblés devant les bureaux de l’ONU, selon un correspondant de l’AFP.

En plein conflit au Yémen, frontalier de l’Arabie saoudite, Ryad et le Caire vont former une commission pour tenir de « grandes » manoeuvres militaires conjointes dans le royaume saoudien. Y participera « une force arabe comprenant des troupes égyptiennes, saoudiennes et des Etats du Golfe », a annoncé la présidence égyptienne.

Aucune indication n’a été donnée sur le calendrier, l’ampleur ou les modalités de ces exercices annoncés après une rencontre mardi entre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le ministre saoudien de la Défense, Mohammed ben Salmane ben Abdel Aziz.

Durant l’entretien, M. Sissi a répété que « la sécurité dans le Golfe arabique constitue une ligne rouge pour l’Egypte et est partie intégrante de sa propre sécurité nationale, en particulier en mer Rouge et dans le détroit de Bab al-Mandeb », qui sépare l’Afrique de la péninsule arabique.

L’Egypte, pays le plus peuplé du monde arabe, participe activement à la coalition anti-Houthis. Elle a aussi été à l’avant-garde de l’annonce, le 29 mars par la Ligue arabe, de la création d’une future force arabe permanente, dont l’objectif principal sera de combattre les groupes jihadistes, notamment en Libye.

La question d’une éventuelle intervention au sol est souvent posée au porte-parole saoudien de la coalition pour le Yémen, le général de brigade Ahmed Assiri qui répond immanquablement que « toutes les options sont ouvertes ».

Au 21e jour des raids, les avions de la coalition ont visé un ensemble de bâtiments de l’administration provinciale de Saada, fief des Houthis(nord), selon des habitants. Ils ont aussi frappé des positions rebelles à Aden, la capitale du Sud.

Dans cette cité portuaire, les affrontements se poursuivaient entre les Houthis aux fidèles du président Abd Rabbo Mansour Hadi, faisant sept morts dont trois civils, selon des sources médicales.

Les combats ont aussi touché Taëz, la grande ville du sud-ouest, où des officiers pro-Hadi ont déploré la perte de trois des leurs et affirmé avoir tué une vingtaine de Houthis. Et dans la province de Daleh, au nord d’Aden, les pro-Hadi ont affirmé avoir tué 16 Houthis dans des embuscades et des échanges de tirs.

Alors que les violences ont fait depuis le 19 mars des centaines de morts au Yémen, dont un grand nombre de civils selon l’ONU, la situation humanitaire continue à empirer notamment à Sanaa, sans électricité depuis trois jours et où les produits alimentaires se font rares ou sont hors de prix, selon des habitants.

Les Houthis, venus de leur fief dans le nord, sont entrés dans la capitale le 21 septembre 2014 avant d’en chasser le pouvoir de M. Hadi en janvier et d’entreprendre la conquête du sud. Après avoir pris des régions du centre et de l’ouest, ils sont arrivés à Aden le 26 mars, jour du déclenchement de la campagne aérienne arabe.

Mercredi, le président du Parlement turc Cemil Ciçek a annoncé que son pays souhaitait l’organisation à Istanbul ou à Ryad d’une conférence internationale pour la paix au Yémen, qui regrouperait toutes les parties.

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