Un dirigeant de l’OLP en Syrie pour tenter d’obtenir une protection pour les Palestiniens de Yarmouk

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Au cœur de Yarmouk. (Rami Al-Sayyed/UNRWA)
Au cœur de Yarmouk. (Archives/Rami Al-Sayyed/UNRWA)

Un dirigeant palestinien a annoncé lundi à l’AFP qu’il était en route pour Damas, où le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk est toujours pris en étau entre troupes syriennes et jihadistes de l’Etat islamique, pour tenter d’y faire cesser les violences meurtrières.

Ahmed Majdalani, dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a expliqué à l’AFP qu’il allait évoquer en Syrie la situation sur le terrain et les moyens d’offrir une protection à notre peuple à Yarmouk. Pour cela, a-t-il dit, il va rencontrer des responsables du gouvernement syrien.

« Le gouvernement est la partie principale, c’est lui qui est responsable de la sécurité en Syrie et qui est concerné dès lors qu’il s’agit de protéger le camp », a-t-il ajouté.

L’OLP a organisé ces derniers jours l’évacuation de 2.000 personnes de Yarmouk qui comptait encore la semaine passée quelque 18.000 habitants. Assiégés depuis plus d’un an par l’armée syrienne, ses habitants souffrent de pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments dans ce camp situé à environ 7 km du centre de Damas.

Selon M. Majdalani, c’est parce que son emplacement aux portes de la capitale est stratégique que l’EI tente de prendre Yarmouk pour y installer des bases d’où il peut lancer ses attaques. Mais, a-t-il prévenu, nous ne voulons pas que notre peuple paye le prix d’une bataille qui n’est pas la sienne.

L’EI avait lancé mercredi une offensive sur le camp avec l’aide des jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Ils en tiennent désormais une grande partie après plusieurs jours d’affrontements contre les combattants palestiniens qui ont fait une trentaine de morts. Dans le même temps, l’armée syrienne n’est jusqu’ici pas entrée mais a renforcé son siège autour de Yarmouk et mène des raids aériens réguliers sur le camp.

Dans la bande de Gaza, des dizaines de personnalités politiques de Gaza, dont les députés du Hamas, ont appelé lundi à faire cesser les violences à l’encontre des réfugiés palestiniens à Yarmouk.

Nous demandons aux belligérants d’arrêter immédiatement les tueries, a lancé lors d’un rassemblement devant le Parlement dans le centre de Gaza Mohamed Faraj al-Ghoul, un dirigeant du mouvement islamiste. Il faut, a-t-il dit, que Yarmouk soit un lieu neutre, à distance de la folie de la guerre et que les armes se tournent plutôt vers l’occupant sioniste.

Dans le même temps, plus d’une centaine de femmes ont manifesté devant un QG de l’ONU à Gaza à l’appel du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, gauche). L’une des participantes, Kefah Awad, a dit vouloir ainsi lancer un appel aux pays arabes et à l’ONU pour qu’ils aident Yarmouk.

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