L’homme de Chatham qui menaçait de faire exploser le Parlement reste derrière les barreaux

58
Ottawa s'est fait dérobé pour près de 1,8 million $ en divers matériels (Photo: Wiki Commons)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Ottawa s'est fait dérobé pour près de 1,8 million $ en divers matériels (Photo: Wiki Commons)
Le Parlement d’Ottawa (Wiki Commons)

L’homme que la police de Chatham-Kent, une municipalité du sud-ouest ontarien d’une centaine de milliers d’habitants à un peu plus de 80 km de la frontière américaine, a arrêté, le soupçonnant d’avoir voulu faire exploser les édifices du Parlement à Ottawa, a comparu ce lundi en cour et restera détenu jusqu’à nouvel ordre.

La juge de paix Marsha Miskokomon a ordonné que le prévenu soit gardé en détention préventive jusqu’à sa prochaine comparution en cour mardi. Il semble qu’il y ait dans cette affaire autant un problème de toxicomanie que de terrorisme et l’homme devrait s’inscrire dans un programme fermé de traitement de la toxicomanie dans un centre de Windsor.

Le 10 avril 2015, la police de Chatham-Kent avait été été contactée par la GRC, particulièrement active dans la lutte au terrorisme ces derniers mois, pour assurer le suivi d’un incident.

L’homme de Chatham avait fait un appel téléphonique à la Bibliothèque du Parlement, indiquant qu’il voulait faire sauter le Parlement « dans le cadre d’une révolution contre la Colline du Parlement », écrit la police de Chatham dans son communiqué. sur cette affaire..

L’homme de 49 ans de Chatham, David Osterbrook, a alors été appréhendé par la police et accusé d’incitation à craindre des activités terroristes et d’avoir proféré des menaces.

Le Code criminel canadien rend passible d’une peine maximale de cinq ans de prison les personnes qui transmettent ainsi des informations menaçantes visant à instiller la peur, peu importe que les informations s’avèrent vraies ou fausses ultérieurement.

Depuis les attaques d’octobre, où des militaires canadiens ont été assassinés par des aspirants-djihadistes, l’un deux pénétrant dans l’enceinte du Parlement pour y être abattu à son tour, on ne badine pas avec le terrorisme.

Si les apprentis terroristes peuvent avoir aussi d’autres troubles, cela n’en demeure pas moins inquiétant, mais Osterbrook, lui, pourrait n’être qu’un simple toxico qui se retrouve avec une accusation de terrorisme en cette période troublée de notre histoire.

Même toxicomane, l’homme est bel et bien accusé aujourd’hui d’avoir fait craindre une activité terroriste en vertu de l’article 83,231 du Code criminel, en plus d’être accusé d’avoir proféré des menaces de brûler, détruire ou endommager des biens meubles ou immeubles en vertu de l’article CC 264.1 (b). La Couronne, représentée pas Me Colleen Johnson, ne consentirait donc à sa libération qu’avec « un plan approprié ».