Viol collectif: les quatre marins britanniques libérés sous caution

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Quatre marins britanniques de l’équipe de hockey de la Royal Navy venus participer à un tournoi à Halifax, devront plutôt faire face à la justice canadienne, accusés d’agression sexuelle en groupe (montage Facebook)
Quatre marins britanniques de l’équipe de hockey de la Royal Navy venus participer à un tournoi à Halifax, devront plutôt faire face à la justice canadienne, accusés d’agression sexuelle en groupe (montage Facebook)

Les quatre marins britanniques accusés du viol collectif d’une femme à la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse ont été libérés sous caution cette semaine, mais ne pourront pas quitter la Nouvelle-Écosse.

Les quatre hommes, qui étaient à Halifax pour participer à un tournoi de hockey contre des équipes canadiennes, sont accusés d’avoir participé à une « agression sexuelle de groupe » sur la personne d’une une femme civile d’une vingtaine d’années dans les casernes de la base militaire de la région de Halifax lors d’une fête bien arrosée fin dans la soirée du 9 au 10 avril.

Tous les quatre ont comparu en cour provinciale à Dartmouth hier, lundi, pour l’enquête sur le cautionnement.

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes avait porté contre chacun des quatre hommes des accusations d’agression sexuelle causant des lésions corporelles et d’agression sexuelle commis avec une ou plusieurs autres personnes.

Les quatre hommes (Craig Stoner, 24 ans, de Stonehouse, Darren Smalley, 35 ans, de Gosport, Joshua Finbow, 23 ans, de Stockbridge, et Simon Radford, 31, de Lower-Gosport), qui n’ont pas d’antécédents judiciaires ont été libérés contre engagement de 3.000 chacun.

La Cour a aussi ordonné aux accusés de ne pas quitter Nouvelle-Écosse, de remettre leur passeport dans les deux prochains jours et de demeurer à la 12e Escadre Shearwater.

Le Procureur de la Couronne, Eric Taylor, a déclaré pour sa part que le montant de la caution était raisonnable dans les circonstances. Me Taylor a également indiqué qu’aucun des accusés n’avait demandé à retourner en Grande-Bretagne.

Une de leurs conditions de libération est aussi de rester à l’emploi la Royal Navy et il y a fort à parier que, si les marins britanniques tentaient de fuir la justice canadienne, la Royal Navy britannique ne serait très certainement pas tendre avec eux.

La Cour leur a aussi ordonné de ne pas avoir de contact avec sept personnes impliquées dans cette affaire et ne pas posséder d’armes à feu.

L’enquête n’est encore qu’à ses début, a aussi déclaré le procureur: «Beaucoup de matériel médico-légale a été recueilli, il sera envoyé pour les tests, et en fonction des résultats des tests … il peut y avoir des accusations supplémentaires, » at-il dit.

Pour le moment, les marins britanniques font face à un chef d’agression sexuelle aux termes de l’alinéa 272(2)(b) du Code criminel du Canada, (agression sexuelle avec menace d’infliger des lésions corporelles au plaignant, ou infliction des lésions corporelles au plaignant) et sont passibles d’un emprisonnement maximum de 14 ans

En outre, ils pourront se voir infliger d’autres punitions sévères au niveau militaire pouvant aller jusqu’à la déchéance et au renvoi en passant par la rétrogradation.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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