Yémen: 27 morts dans des violences nocturnes dans le sud-ouest

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Le palais présidentiel détruit par des raids le 17 avril 2015 à Taez (Taha Saleh/AFP)
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Le palais présidentiel détruit par des raids le 17 avril 2015 à Taez (Taha Saleh/AFP)
Le palais présidentiel détruit par des raids le 17 avril 2015 à Taez (Taha Saleh/AFP)

Au moins 27 personnes ont été tuées à Taëz, dans le sud-ouest du Yémen, dans des combats nocturnes entre partisans et adversaires du chef de l’État et des raids aériens de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, a indiqué à l’AFP une source médicale.

Des coups de feu et des explosions ont résonné toute la nuit dans des quartiers résidentiels de Taëz, la troisième ville du Yémen, théâtre de violents combats entre les rebelles chiites pro-iraniens et les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par les raids aériens de la coalition, ont indiqué des habitants.

« Parmi les personnes tuées, figurent 19 rebelles chiites », a déclaré à l’AFP la source médicale, ajoutant que 4 soldats de la 35e brigade mécanisée, restée fidèle au chef de l’Etat, et 4 combattants pro-Hadi avaient péri dans les violences de la nuit.

L’aviation de la coalition a violemment bombardé vendredi le palais présidentiel à Taëz, l’endommageant sérieusement, et visé des positions des forces spéciales de sécurité, fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, selon des témoins.

M. Saleh s’est allié aux rebelles chiites, dits Houthis, qui, partis l’an dernier de Saada, leur fief dans le nord du Yémen, ont lancé une offensive fulgurante qui leur a permis de prendre le contrôle de la capitale Sanaa et de plusieurs régions du nord, du centre et de l’ouest du pays.

Dans leur progression dans le sud, le président Hadi a dû fuir Aden, la deuxième ville du pays, où il s’était réfugié, pour s’exiler en Arabie saoudite.

Des quartiers d’Aden, notamment Dar Saad et Al-Moalla, ont été dans la nuit le théâtre de nouveaux affrontements, ponctués de tirs contre des maisons, ont indiqué des habitants sans être en mesure de fournir un bilan.

À Ras Amrane, à 15 km plus à l’ouest, des combattants pro-Hadi ont été engagés dans de violents combats contre des rebelles et leurs alliés qui tentaient, depuis cinq jours, d’avancer vers la raffinerie d’Aden, ont indiqué des membres des « comités populaires », des paramilitaires qui défendent le chef de l’Etat.

Là aussi, des avions de combat ont bombardé les positions des rebelles et leurs alliés, selon les mêmes sources.

Dans la province voisine de Lahj, des affrontements pour le contrôle de la base aérienne d’Al-Anad ont eu lieu dans la nuit entre les rebelles et des combattants pro-Hadi qui, soutenus par des hommes de tribus, ont réussi à progresser dans le secteur et à contrôler une colline surplombant la base, selon des sources militaires.