Yémen: les raids continuent, affrontements nocturnes à travers le pays

0
Manifestation le 22 avril 2015 à Sanaa de partisans des rebelles chiites Houthis contre les raids de la coalition (Mohamed Huwais/AFP)
Manifestation le 22 avril 2015 à Sanaa de partisans des rebelles chiites Houthis contre les raids de la coalition (Mohamed Huwais/AFP)

Les raids de la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen ont ciblé vendredi un camp militaire pro-rebelles près de Taëz (sud-ouest), après une nuit de combats, selon des habitants.

Les avions de la coalition ont frappé ce camp d’une unité favorable aux rebelles chiites Houthis trois jours après l’annonce par Ryad de la fin de la première phase de la campagne visant à stopper l’avancée de la rébellion et de l’arrêt des bombardements intensifs.

À Aden, grande ville du sud, des raids ont aussi visé des positions rebelles et des affrontements violents entre Houthis et partisans du président yéménite en exil Abd Rabbo Mansour Hadi ont fait rage jusqu’à l’aube, a indiqué des combattants pro-Hadi à l’AFP.

Dans la province orientale de Marib, raids et heurts ont également eu lieu dans la nuit, selon des habitants.

Aucun bilan de ces violences n’était disponible vendredi matin.

Depuis le 19 mars, plus de 1.000 personnes ont été tuées au Yémen selon l’Organisation mondiale de la Santé, et le coût humanitaire du conflit est énorme.

La coalition menée par l’Arabie saoudite a annoncé mardi soir la fin des raids intensifs et le commencement d’une nouvelle phase de son opération au Yémen, baptisée « Restaurer l’espoir », en vue de la reprise du processus politique, de la fourniture d’une aide humanitaire et de la « lutte contre le terrorisme » dans un pays où Al-Qaïda reste très actif.

Mais les Houthis, qui ont pris en janvier le pouvoir dans la capitale Sanaa, ont demandé l’arrêt total des raids avant une éventuelle reprise du dialogue sous l’égide de l’ONU, qui vient de nommer un nouveau médiateur.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.