Yémen: l’ex-président appelle ses alliés Houthis à appliquer les décisions de l’ONU

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Ali Abdallah Saleh, ancien président du Yemen (AFP)
Ali Abdallah Saleh, ancien président du Yemen.

L’ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh a pressé vendredi ses alliés, les rebelles Houthis, d’appliquer la récente résolution du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir l’arrêt des raids aériens arabes, selon un communiqué lu à la télévision.

« J’appelle Ansarullah (les rebelles chiites Houthis, NDLR) à accepter et appliquer la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour pouvoir obtenir l’arrêt de l’agression des forces de la coalition » arabe dirigée par Ryad, a dit M. Saleh selon un communiqué lu en son nom sur sa chaîne privée Yemen al Yawm.

« Je les exhorte à se retirer de toutes les provinces, spécialement d’Aden », la principale ville du sud du pays, a ajouté le communiqué.

L’ex-président Saleh, qui a quitté le pouvoir en 2012 dans la foulée du Printemps arabe, a aussi appelé à la reprise du dialogue inter-yémenite, pronant « la « réconciliation » dans son pays ruiné par la guerre.

Il a proposé dans ce contexte que toutes les provinces soient placées sous l’autorité de « l’armée et des forces de sécurité, sous le contrôle des autorités locales de chaque province ».

Les rebelles chiites venus du nord ont pris le pouvoir en janvier à Sanaa, avant d’avancer vers le sud où ils ont atteint la ville d’Aden le 26 mars, jour du début d’une opération aérienne arabe conduite par le royaume sunnite saoudien.

La résolution du Conseil de sécurité adoptée le 15 avril somme les Houthis de négocier, et de se retirer des territoires qu’ils ont conquis, et leur impose notamment un embargo sur les armes.

L’ex-président yéménite est soupçonné d’être l’instigateur de l’offensive de la rébellion qui a poussé le président Abd Rabbo Mansour Hadi à trouver refuge à Aden puis en Arabie saoudite.

Mais dans un communiqué publié le 19 avril, le parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG) a apporté son soutien à la résolution du Conseil de sécurité pour « préserver l’effusion du sang » des Yéménites.

L’ex-président a par ailleurs accueilli favorablement l’annonce mardi par l’Arabie saoudite de la fin de la phase intensive des frappes aériennes arabes contre les insurgés dans son pays.

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