Yémen: plus de 90 morts en 24 heures de heurts et raids dans le sud

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Riyad avait lancé le 26 mars des frappes pour stopper la progression des Houthis qui aurait permis à cette milice issue de l'importante minorité zaïdite d'étendre son emprise sur tout le territoire du Yémen, frontalier de l'Arabie saoudite, pays qui compte aussi une minorité chiite (Archives/Fayez Nureldine/AFP)
Riyad avait lancé le 26 mars des frappes pour stopper la progression des Houthis qui aurait permis à cette milice issue de l’importante minorité zaïdite d’étendre son emprise sur tout le territoire du Yémen, frontalier de l’Arabie saoudite, pays qui compte aussi une minorité chiite (Archives/Fayez Nureldine/AFP)

Au moins 92 personnes ont été tuées dans le sud du Yémen en 24 heures de raids menés par la coalition dirigée par Ryad et de combats entre rebelles Houthis et partisans du président en exil, ont indiqué des sources médicale et militaire samedi.

Uniquement à Aden, la grande ville du sud, et dans la province voisine de Lahej, 46 rebelles chiites Houthis ont péri dans les combats et des raids aériens intensifs ayant cessé à l’aube samedi, a indiqué une source militaire proche de la rébellion.

Selon un responsable des services médicaux à Aden, huit miliciens partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi ont été tués et 32 blessés dans des affrontements.

Ces morts s’ajoutent aux 38 déjà annoncés par des responsables gouvernementaux lors de combats à Daleh et Loder, deux villes du sud.

Selon la source militaire et des miliciens pro-Hadi, plusieurs navires de guerre de la coalition participent également aux bombardements.

L’aviation a de son côté frappé le palais présidentiel à Aden, passé aux mains des rebelles après avoir été occupé par le président Hadi désormais réfugié en Arabie saoudite.

Les frappes aériennes ont enfin touché la base militaire d’Al-Anad, au nord d’Aden, qui abritait des troupes américaines avant leur évacuation à cause du conflit et est désormais tenue par les rebelles chiites.

Dans la province de Lahej, des habitants ont affirmé que des dizaines de civils avaient été enlevés par des rebelles les accusant de soutenir la coalition en fournissant des renseignements.

La coalition arabe formée le 26 mars pour stopper l’avancée des Houthis au Yémen avait annoncé mardi l’arrêt de sa campagne aérienne, mais les bombardements se sont poursuivis depuis sur un rythme quotidien.

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