Yémen: une intervention terrestre n’est pas nécessaire pour l’instant

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La ville d'Aden a tremblé tout l'après-midi à la suite de puissantes explosions survenues dans un grand dépôt d'armes situé dans une cave de la montagne Jebel Hadid (Saleh Al-Obeidi/AFP)
La ville d’Aden a tremblé tout l’après-midi à la suite de puissantes explosions survenues dans un grand dépôt d’armes situé dans une cave de la montagne Jebel Hadid (Saleh Al-Obeidi/AFP)

Une intervention terrestre au Yémen n’est pas nécessaire pour l’instant, a affirmé mardi le porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite qui mène depuis six jours des raids aériens contre les rebelles chiites ayant conquis des pans entiers de territoire yéménite.

Pour le moment, une intervention n’est pas nécessaire, a affirmé Ahmed Assiri, le porte-parole saoudien de la coalition composée de neuf pays arabes.

Mais une telle nécessité peut apparaître à tout moment, a-t-il nuancé.

Le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, est frontalier de l’Arabie saoudite, où a trouvé refuge depuis samedi le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, chassé de la capitale Sanaa par les rebelles chiites Houthis.

Après être entrés dans Sanaa en septembre, les Houthis ont conquis des régions dans le centre, l’ouest et le sud, jusqu’à menacer Aden, la deuxième ville du pays, entraînant le début des frappes.

M. Assiri a rappelé que les raids de la coalition étaient destinés à bloquer l’avancée des Houthis vers Aden, et expliqué que d’autres frappes dans le nord, bastion des rebelles chiites, visaient à les empêcher d’avancer vers la frontière saoudienne.

Sur la côte, des navires de guerre bloquent les accès maritimes.

Des agences d’aide humanitaire ont signalé mardi leurs difficultés à acheminer un soutien crucial pour la population civile via la frontière saoudienne, alors que la logistique est compliquée par la fermeture des principaux aéroports et ports du pays, en raison des combats.

L’Arabie accueillera toute aide humanitaire du moment qu’elle passe par des canaux diplomatiques, a affirmé Ahmed Assiri, exigeant une coordination avec les autorités militaires.

Il s’est justifié après les critiques d’Amnesty International, sur la mort d’au moins six civils, dont quatre enfants, figurant parmi quatorze personnes brûlées vives après un raid de la coalition qui a visé mardi avant l’aube une cible Houthie dans la province d’Ibb (centre du Yémen).

S’il y a des civils tués (…) ce n’est pas le but de l’opération. Les dommages collatéraux peuvent se produire, a déploré M. Assiri à ce sujet.

La coalition a été visée par des miliciens depuis une zone résidentielle et l’aviation a dû répliquer, a-t-il auparavant justifié.

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