Afghanistan: tirs et explosions dans un quartier diplomatique de Kaboul

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Des policiers afghans sur le lieu de l'attaque dans le quartier de Wazir Akbar Khan à Kaboul, le 26 mai 2015 (AFP)
Des policiers afghans sur le lieu de l’attaque dans le quartier de Wazir Akbar Khan à Kaboul, le 26 mai 2015 (AFP)

Des tirs et des explosions secouaient dans la nuit de mardi à mercredi un quartier diplomatique de Kaboul, où les forces de sécurité affrontaient des hommes lourdement armés qui ont tenté de prendre d’assaut un hôtel fréquenté par des Occidentaux.
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Mise à jour au 27/05/2015 à 1h02

Les forces de sécurité afghanes ont abattu tôt mercredi quatre hommes lourdement armés qui avaient tenté de prendre d’assaut un hôtel fréquenté par des Occidentaux dans un quartier diplomatique de Kaboul, a annoncé le vice-ministre de l’Intérieur.

Quatre assaillants armés d’un lance-roquettes, de trois (fusils d’assaut) AK-47 et d’un lance-grenades ont été tués (dans le quartier de) Wazir Akbar Khan, a indiqué Mohammad Ayoub Salangi.

L’attaque n’a fait aucune victime civile ni militaire, a-t-il ajouté.

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Des explosions se faisaient encore entendre plusieurs heures après l’assaut qui a débuté vers 23h00 locales (18h30 GMT) mardi soir, dans le quartier huppé de Wazir Akbar Khan.

« Nous avons encerclé la zone et les avons acculés », a déclaré le porte-parole de la police de Kaboul Ebadullah Karimi à l’AFP, ajoutant qu’aucune victime n’avait été signalée.

« Les assaillants voulaient entrer dans l’hôtel Heetal mais ils ont échoué. Désormais, ils ont pris position parmi les arbres se trouvant derrière l’hôtel et tirent sur les forces de sécurité », a-t-il ajouté.

Le gérant de l’hôtel Heetal, qui appartient à la famille du ministre des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani et qui compte une importante clientèle occidentale, a déclaré que tous les clients de l’établissement étaient en sécurité et que personne n’avait été blessé. « Heetal est très bien protégé. Après une ou deux explosions, nos gardes ont commencé à tirer sur les assaillants qui n’ont pas pu pénétrer à l’intérieur », a déclaré le gérant, M. Beizhan, au téléphone à l’AFP depuis l’intérieur de l’hôtel. « On peut encore entendre des coups de feu et des explosions de loin », a-t-il ajouté, sans préciser si des clients étrangers se trouvaient à l’intérieur. Aucune organisation n’a pour l’instant revendiqué l’attaque. Cet hôtel avait été endommagé en 2009 par un attentat-suicide devant son entrée, qui avait fait huit morts et 40 blessés. Le quartier de Wazir Akhbar Khan, qui abrite plusieurs ambassades et résidences pour diplomates, a été la cible des talibans à plusieurs reprises par le passé.

Les talibans ont lancé fin avril leur traditionnelle « offensive de printemps », qu’ils ont baptisée « Azm » (« Détermination »), marquée depuis par des attentats réguliers et des combats quasi quotidiens contre les forces de sécurité afghanes.

Ces dernières 24 heures, au moins 26 policiers et soldats, ainsi qu’une femme, ont été tués dans une série de raids rebelles talibans dans le sud instable de l’Afghanistan, ont annoncé plus tôt dans la journée de mardi les autorités locales.

Lundi plus de 70 civils ont été blessés lorsqu’un kamikaze taliban a précipité un camion chargé d’une tonne d’explosifs contre un complexe gouvernemental dans le sud du pays.

À Kaboul, un attentat taliban à la voiture piégée a tué quatre personnes et fait des dizaines de blessés le 19 mai dernier, sur le parking du ministère de la Justice.

Bien que les talibans disent viser avant tout les forces de sécurité afghanes, qui payent un lourd tribut au conflit, et leurs alliés occidentaux, ces attaques tuent de plus en plus de civils, selon l’ONU, qui a recensé une hausse de 16% du nombre de victimes civiles dans les 4 premiers mois de 2015 par rapport à la même période de 2014.

La nouvelle « saison des combats » est la première sans la présence massive des forces internationales, après les 13 années de conflit qui ont suivi la chute du régime taliban en 2001.

Depuis le départ de l’essentiel des troupes de combat de l’OTAN en décembre, les forces de sécurité afghanes sont seules face à l’insurrection talibane. Une force résiduelle de quelque 12.500 hommes est restée sous la bannière de l’OTAN pour assurer la formation de l’armée locale jusqu’en 2016.

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