Bacilles expédiés par erreur par l’armée US: l’affaire se complique, 18 laboratoires concernés

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Le Colonel Fizer, commandant du laboratoire militaire de Dugway, d'où sont partis les échantillons de bacilles de la maladie du charbon (@KSL5TV/compte Twitter)
Le Colonel Ronald Fizer, commandant du Centre d’essai de Dugway (Dugway Proving Ground), d’où sont partis les échantillons de bacilles de la maladie du charbon, en conférence de presse le 28 mai 2015. (@KSL5TV/compte Twitter)

Dix-huit laboratoires américains sont susceptibles d’avoir reçu par erreur des bacilles actifs de la maladie du charbon (anthrax), expédiés par un laboratoire militaire, a-t-on appris jeudi auprès du Pentagone et des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
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Mise à jour au 29 mai, 12h00

Ce sont maintenant au moins 24 laboratoires dans 11 États américains et 2 pays étrangers (l’Australie et la Corée du Sud) qui sont concernés.

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Pour l’instant, la présence de bacilles actifs n’a été identifiée formellement que dans un seul laboratoire du Maryland, ont indiqué les CDC et le Pentagone.

Une « colonie » de bacilles de la maladie du charbon [Bacillus anthracis)]. (CDC)
Mais 17 autres laboratoires, dont l’un situé sur la base militaire américaine d’Osan en Corée du Sud, ont reçu des échantillons provenant du même lot, et sont donc susceptibles d’avoir reçu eux aussi des bacilles actifs, selon les CDC et le Pentagone.

Les échantillons en question « sont transférés avec précaution » au CDC d’Atlanta pour analyse, a indiqué à l’AFP Jason McDonald, un porte-parole des CDC.

« Ils ont commencé à arriver, mais il faudra 5 jours de mise en culture » pour déterminer avec certitude s’ils contiennent des bacilles vivants ou non, a-t-il indiqué.

Les 18 laboratoires avaient reçu leur échantillon du laboratoire militaire de Dugway (Utah). Les échantillons avaient été irradiés avant leur expédition pour rendre les bacilles inactifs, mais au moins un laboratoire, dans le Maryland, a reçu un échantillon contenant des bacilles actifs et a donné l’alerte.

Quatre employés de laboratoire dans le Texas, le Delaware et le Wisconsin ont été mis sous traitement antibiotique par précaution, a rappelé Jason McDonald.

Vingt-deux militaires et personnels civils ont également été mis sous traitement préventif sur la base aérienne d’Osan, selon le Pentagone.

L’irradiation du lot suspect avait eu lieu en mars 2014 au laboratoire de Dugway. Les échantillons ont ensuite été envoyés aux laboratoires privés jusqu’en avril 2015, selon le Pentagone.

Le laboratoire de Dugway participe actuellement à un programme de recherche militaire visant à fabriquer des tests de détection des menaces biologiques.

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