Bataille de l’Atlantique: l’Aviation royale canadienne livrait elle aussi bataille aux U-Boot

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Le tableau « VC Attack », de Graham Wragg, illustre l’attaque courageuse menée par le capitaine d’aviation de l'Aviation royale canadienne David Hornell contre un U-Boot pendant la bataille de l’Atlantique. L'héroïsme de l'aviateur canadien lui a valu la Croix de Victoria, la plus haute distinction britannique pour vaillance.(MDN)
Le tableau « VC Attack », de Graham Wragg, illustre l’attaque courageuse menée par le capitaine d’aviation de l’Aviation royale canadienne David Hornell contre un U-Boot pendant la bataille de l’Atlantique. L’héroïsme de l’aviateur canadien lui a valu la Croix de Victoria, la plus haute distinction britannique pour vaillance.(MDN)

La bataille de l’Atlantique est commémorée chaque année, le premier dimanche de mai. C’est ainsi que, cette année, le 3 mai est le dimanche de la bataille de l’Atlantique, où l’Aviation royale canadienne, alors naissante, s’est elle aussi illustrée en livrant bataille aux sous-marins allemands.

On connaît le sacrifice de la majorité des 2 000 membres de la Marine royale du Canada morts pendant la Seconde Guerre mondiale lors de la Bataille de l’Atlantique, qui s’est poursuivi tout au long de la Seconde Guerre mondiale, mais plus de 750 membres de l’Aviation royale du Canada ont aussi perdu la vie lors d’opérations maritimes à la suite d’attaques ennemies ou d’accidents en vol attribuables à des conditions impitoyables.

Le Coastal Command de la Royal Air Force, qui comprend sept escadrons de l’Aviation royale du Canada, livre bataille aux U‑Boot qui menacent les convois d’approvisionnement destinés à l’Angleterre qui a désespérément besoin de ravitaillements, ainsi qu’aux navires marchands et aux navires de guerre de l’ennemi.

Les aéronefs du Coastal Command escortent les convois entre l’Amérique du Nord et la Grande‑Bretagne et patrouillent au‑dessus des mers, de l’Islande à Gibraltar. Pendant la guerre, les équipages du Coastal Command détruisent plus du quart de tous les sous‑marins allemands, soit 212 sur 800.

Les escadrons de l’ARC qui font partie du Coastal Command et ceux qui se trouvent au Canada en coulent 19, alors que les équipages de l’ARC qui servent dans des escadrons de la Royal Air Force participent à la destruction de nombreux autres dans l’Atlantique Nord.

Finalement, le vent tourne contre les «meutes» de U‑Boot en 1943, notamment en raison de l’arrivée d’un bombardier fabriqué aux États-Unis, le B24 Liberator de Consolidated.

L’avion, dont se sert le Coastal Command pour les patrouilles à long rayon d’action, aide à combler la « brèche de l’Atlantique», cette partie de l’océan où les U-Boot sévissent sans être importunés, parce qu’ils étaient hors d’atteinte des avions d’attaque.

Mais les les U‑Boot allemands continueront d’infliger des pertes aux alliés jusqu’à la fin de la guerre.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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