Début du sommet des chefs d’État d’Afrique de l’Est sur la crise au Burundi

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Des manifestants burundais anti-3e mandat du président Nkurunziza pendant un rassemblement à Musaga, un quartier de Bujumbura, le 29 mai 2015 (Landry Nshimiye/AFP)
Des manifestants burundais anti-3e mandat du président Nkurunziza pendant un rassemblement à Musaga, un quartier de Bujumbura, le 29 mai 2015 (Landry Nshimiye/AFP)

Le sommet des chefs d’État d’Afrique de l’Est sur la crise au Burundi a débuté dimanche en début d’après-midi à Dar es Salam, en Tanzanie, en l’absence du président burundais Pierre Nkurunziza, a-t-on appris de source officielle.
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Mise à jour au 31/05/2015 à 16h40

Le gouvernement burundais s’est dit ouvert dimanche à la proposition de report des élections faite par les pays d’Afrique de l’Est, réunis en sommet qui ont, selon lui, clos le débat sur un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

Les opposants à un troisième mandat du chef de l’Etat burundais se sont eux dit déçus par l’issue de la réunion qui s’est tenue dimanche à Dar es Salaam en Tanzanie, appelant à manifester de plus belle pour faire renoncer Pierre Nkurunziza à sa candidature à la présidentielle.

à 11h42

Les chefs d’État d’Afrique de l’Est ont demandé un report d’au moins un mois et demi des élections, censées se tenir vendredi au Burundi. « Profondément inquiet de l’impasse actuelle », ils ont également appelé à la fin des violences dans le pays.

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Les chefs d’États ont débuté leurs travaux dans l’après-midi à la présidence tanzanienne. Les chefs d’État et les délégations ministérielles sont maintenant en consultation, ils ont commencé le sommet, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence tanzanienne, Salva Rweyemamu.

Le Burundi est représenté par son ministre des Relations extérieurs Alain Aimé Nyamitwe, le président Nkurunziza étant resté dans son pays car il est en train de faire campagne pour les élections, selon son porte-parole.

M. Nkurunziza avait participé à un premier sommet consacré à la crise le 13 mai, déjà à Dar es Salam,, qui avait été bouleversé par une tentative de coup d’État militaire. Son retour au Burundi avait précipité l’échec du putsch, sans étouffer le mouvement de contestation populaire contre sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle du 26 juin.

Le président rwandais Paul Kagame, personnalité incontournable dans la région, est lui aussi absent ce dimanche, ainsi que sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo. Le Rwanda est représenté par sa ministre auprès de l’EAC, la Communauté d’Afrique de l’Est, Valentine Rugwabiza.

Le président sud-africain Jacob Zuma s’est quant à lui invité dimanche matin. L’Afrique du Sud suit de près les affaires burundaises: elle avait joué un grand rôle dans les accords de paix d’Arusha ayant mis fin à la guerre civile burundaise (1993-2006).

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, est également présente. Elle a déjà exprimé très clairement et à plusieurs reprises ces dernières semaines son opposition à un troisième mandat de M. Nkurunziza.

Le sommet avait débuté samedi au niveau ministériel. Les ministres se sont de nouveau retrouvés dimanche matin, et travailleraient sur plusieurs scénarios de sortie de crise.

Selon un diplomate proche des discussions, ils hésiteraient à demander à Nkurunziza de retirer sa candidature, car cela risquerait de faire imploser le pays.

On s’oriente plutôt vers un appel à un report (des élections) assez suffisant pour préparer des élections, tout en demandant à Nkurunziza de laisser les partis politiques et les médias travailler et s’exprimer librement, a expliqué cette source.

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