Des pourparlers de paix sur le Yémen débuteront le 28 mai à Genève

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Les livraisons de d'essence et d'aide humanitaire sont rendues très difficiles par les risques liés aux combats et par l'embargo sur les armes en direction du Yémen qui exige un contrôle strict de tous les cargos (Mohamed Huwais/AFP)
Les livraisons de d’essence et d’aide humanitaire sont rendues très difficiles par les risques liés aux combats et par l’embargo sur les armes en direction du Yémen qui exige un contrôle strict de tous les cargos (Mohamed Huwais/AFP)

Des pourparlers de paix sur le conflit qui secoue le Yémen doivent débuter le 28 mai à Genève, a indiqué mercredi un porte-parole de l’ONU.

La réunion doit permettre de restaurer la dynamique d’un processus de transition politique sous l’égide des Yéménites, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Ban espère que les pourparlers de Genève aideront à relancer le processus politique au Yémen, réduire le niveau des violences et soulager le fardeau humanitaire, devenu insupportable, selon des propos cités par son porte-parole.

Reste à savoir si les rebelles chiites houthis vont participer à ces discussions.

Le gouvernement yéménite en exil exige que les rebelles chiites Houthis se retirent des territoires qu’ils ont conquis, avant de participer aux négociations de paix annoncées par l’ONU pour le 28 mai à Genève, a affirmé mercredi son ministre des Affaires étrangères.

« Nous n’irons pas (à Genève) à moins d’un développement sur le terrain », a déclaré à l’AFP Riyadh Yassine.

La conférence devait être annoncée la semaine dernière, mais l’ONU avait demandé une trêve avant d’engager ces discussions.

Les raids de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthis se sont intensifiés, trois jours après l’expiration d’une trêve humanitaire de cinq jours.

La coalition n’a pas reconduit la trêve en accusant les rebelles, soutenus par l’Iran chiite, d’en avoir profité pour se renforcer.

De précédents pourparlers de paix conduits par l’ONU avaient été suspendus après l’offensive à l’automne des rebelles houthis, qui se sont emparés depuis septembre de régions entières de l’ouest et du centre du pays dont Sanaa en janvier.

La coalition a lancé le 26 mars une campagne de raids en réponse notamment à l’appel du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, pour stopper la progression des rebelles dans le sud.

La coalition arabe a intensifié mercredi ses raids contre les rebelles chiites houthis à Sanaa, semant la panique et poussant un grand nombre de familles à la fuite.

Le conflit a fait près de 2.000 morts et poussé plus de 545.000 personnes à quitter leur foyer, selon l’ONU.

 

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