France: découverte d’armes et arrestation d’un couple lors d’une opération anti-ETA

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Le mouvement séparatiste basque de l'E.T.A
Le mouvement séparatiste basque de l’E.T.A

La police française a découvert jeudi matin des armes et des composants pouvant servir à la confection d’explosifs dans une villa de Biarritz (sud-ouest), et placé un couple en garde à vue, lors d’une opération visant une cache de l’organisation séparatiste basque ETA, a-t-on appris de sources concordantes.

L’inventaire est en cours et la perquisition se poursuivait dans la matinée, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête, sans plus de précisions sur l’ampleur et la nature de l’armement mis au jour par les policiers.

Déclenchée jeudi à l’aube, cette opération était centrée sur le garage d’une villa cossue du centre de Biarritz.

Une architecte de 38 ans, connue comme une sympathisante de la cause nationaliste basque et qui était l’occupante de la villa, a été placée en garde à vue lors de cette opération, a-t-on précisé de sources concordantes. Son compagnon, âgé de 37 ans et qui n’aurait pas occupé les lieux en permanence, a lui aussi été mis en garde à vue.

Les enquêteurs ont découvert sur place des armes, des explosifs et des composants pouvant servir à la confection d’explosifs, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête. L’inventaire est en cours pour tenter de déterminer l’origine de cet armement, a précisé cette source.

 Selon une autre source proche de l’enquête, des armes de poing, des centaines de munitions de calibres 9mm et 38, de la matière explosive et des détonateurs ont déjà été recensés dans cette cache.

L’opération a été menée par différents services de police français en collaboration avec la Garde civile espagnole, sous l’autorité du parquet antiterroriste de Paris. Elle vise la structure technico-logistique de l’ETA, selon un communiqué à Madrid du ministère espagnol de l’Intérieur.

L’ETA, tenue pour responsable d’au moins 829 morts en 40 ans, a annoncé le 20 octobre 2011 renoncer définitivement à la lutte armée, mais n’a pas rendu ses armes et refuse de se dissoudre, comme l’exigent les gouvernements espagnol et français.

L’organisation basque avait entamé début 2014 un processus unilatéral de désarmement et de mise hors d’usage de son arsenal, un premier pas vers le désarmement du groupe armé, très affaibli. La Commission internationale de vérification (CIV), organisme non reconnu par le gouvernement central de Madrid et censé se porter garant de ce désarmement, estimait fin 2014 que ce processus se poursuivait.

Début mai, l’ETA a encore rejeté un plan de désarmement présenté par le gouvernement régional basque espagnol et refusé de lui remettre ses armes.

L’oganisation a en revanche accueilli favorablement les propositions d’une coalition de partis indépendantistes qui lui sont proches, EH Bildu. Ces propositions prévoient notamment la création d’une commission indépendante de désarmement, avec des experts internationaux, pour recueillir et au final détruire les armes.

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