Irak: 470 corps exhumés des fosses communes de Tikrit, annonce un ministre irakien

Des sacs contenant les corps de recrues chiites qui auraient été massacrées en 2014 par le groupe EI sont enetreposés sur la base militaire Speicher à Tikrit, en Irak, le 12 avril 2015 (Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)
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Des sacs contenant les corps de recrues chiites qui auraient été massacrées en 2014 par le groupe EI sont enetreposés sur la base militaire Speicher à Tikrit, en Irak, le 12 avril 2015 (Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)
Des sacs contenant les corps de recrues chiites qui auraient été massacrées en 2014 par le groupe EI sont enetreposés sur la base militaire Speicher à Tikrit, en Irak, le 12 avril 2015 (Archives/Ahmad al-Rubaye/AFP)

Les restes de 470 corps ont été exhumés des fosses communes découvertes autour de la ville irakienne de Tikrit, où le groupe État islamique (EI) a été accusé d’avoir massacré de nombreuses recrues en 2014, a annoncé jeudi la ministre de la Santé.

« Nous avons exhumé les corps de 470 martyrs de Speicher », a déclaré Adila Hammoud au cours d’une conférence de presse à Bagdad.

Jusqu’à 1.700 combattants, principalement des membres de milices chiites, auraient trouvé la mort dans le « massacre de Speicher », cette base militaire située à la limite nord de Tikrit d’où avaient été enlevées puis exécuté des recrues essentiellement chiites aux premiers jours de l’offensive des jihadistes sunnites de l’EI sur le nord de l’Irak en juin 2014.

Les autorités irakiennes ont commencé à fouiller les alentours à la recherche de charniers après la reconquête de la ville le 31 mars.

« Ces corps ont été exhumés sur quatre sites. L’un d’entre eux était plus important que les autres avec 400 corps », a indiqué Ziad Ali Abbas, le docteur en chef de la principale morgue de Bagdad, au cours de la conférence de presse.

L’examen des dépouilles est menée avec l’aide d’experts étrangers, dont ceux de la Croix-Rouge internationale.

Les autorités ont précisé que les premières listes de noms des victimes seraient communiquées la semaine prochaine. Ces dernières sont identifiées grâce à des documents ou des téléphones portables retrouvés sur le site, ou après des analyses ADN.

Des centaines de familles, dont les fils, les pères ou les frères sont portés disparus, attendent des nouvelles depuis près d’un an.

Les images de propagande diffusées par l’EI à la suite du massacre avaient déclenché un tollé et alimenté l’esprit de revanche des forces gouvernementales, en particulier des milices chiites qui ont grandement participé à la reprise de Tikrit.