La Chine a déployé, puis retiré, de l’artillerie en mer de Chine méridionale

L'avion de surveillance américain a survolé de nouvelles îles chinoises. (US Navy)
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L'avion de surveillance américain a survolé de nouvelles îles chinoises. (US Navy)
L’avion de surveillance américain a survolé de nouvelles îles chinoises. (US Navy)

La Chine a déployé récemment deux pièces d’artillerie sur un de ses îlots artificiels controversés en mer de Chine méridionale, mais les a retirées depuis, ont indiqué vendredi des responsables militaires américains.

Les deux pièces d’artillerie motorisée ont été détectées il y a environ un mois, mais ont apparemment été enlevées depuis, ont indiqué ces responsables à l’AFP.

Nous pouvons confirmer que nous avons identifié des armements sur l’un des îlots artificiels de l’archipel des Spratleys, a indiqué le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

Nous nous opposons à la militarisation de ces îles, a-t-il rappelé.

Selon les responsables de la Défense, cette artillerie ne posait pas directement de menaces de sécurité. Mais elle alimente les craintes que la Chine n’utilise ses îles artificielles à des fins militaires, dans cet archipel à la souveraineté contestée.

Le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter, qui vient d’entamer une tournée d’une dizaine de jours en Asie, a appelé mercredi à un arrêt immédiat et durable des constructions artificielles d’iles dans l’archipel.

Les Etats-Unis estiment que la Chine a construit près de 800 hectares artificiels sur place, dont les trois quart depuis janvier, pour se construire une souveraineté sur les eaux et l’espace aérien environnant.

Les îles Spratleys sont un vaste archipel corallien de la mer de Chine méridionale s’étalant sur environ 410.000 kilomètres carrés. Elles sont situées sur un carrefour de routes maritimes stratégiques pour le commerce mondial et recèlent potentiellement d’importantes réserves d’hydrocarbures.

Les îles (dont la plus grande mesure 1,3 kilomètre de long, si l’on ne prend en compte que les îles naturelles) sont revendiquées pour tout ou partie par la Chine, le Vietnam, les Philippines, Brunei, Taïwan et la Malaisie.

Les pays de la région redoutent un coup de force du géant chinois sur l’archipel.