Lancement du projet de construction des futurs navires de combat canadiens

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Les NCSM Calgary, Winnipeg, Brandon et Yellowknife, comptant plus de 500 marins à leur bord, ont quitté leur port d’attache d’Esquimalt, en Colombie-Britanniquem pour prendre part à des opérations et exercices au large de la côte du sud de la Californie (WikiCommons)
Les frégates de classe Halifax et les destroyers de classe Iroquois seront remplacés à compter de la prochaine décennie. (Archives/WikiCommons)

Plusieurs hauts fonctionnaires du gouvernement ont tenu vendredi 1er mai une réunion d’information sur la stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale, et plus spécifiquement sur les Navires de combat canadiens (NCC).

Après plusieurs années à discuter du projet, celui-ci est désormais officiellement lancé! Ainsi, dès le mois prochain, le ministère des Travaux publics dressera une «liste abrégée des concepteurs et des intégrateurs qualifiés». Ces entreprises devront démontrer leur expérience et leur capacité dans le domaine de la conception de navires de guerre et dans celui de l’intégration des systèmes de combat. Le processus de qualification préalable devrait se terminer d’ici le début de l’automne 2015. L’intégrateur des systèmes de combat et le concepteur de navire de guerre seront choisis d’ici le début de 2017.

Par la suite, Irving Shipbuilding, l’intégrateur des systèmes de combat et le concepteur de navire de guerre, se rencontreront pour discuter du design du futur navire de combat de la Marine royale canadienne.

La construction devrait commencer juste après la livraison du dernier navire de patrouille extracôtiers et de l’Arctique, en 2023.

Le projet des navires de combat de surface canadiens est l’un des plus importants projets entrepris par le gouvernement du Canada à ce jour.
Un haut-fonctionnaire du gouvernement du Canada

Les navires

Le projet prévoit l’acquisition de 15 navires en deux variantes pour 26 milliards $ afin de remplacer les destroyers de classe Iroquois et les frégates de classe Halifax.

Toutes les variantes seront dotées des capacités de combat nécessaires pour contrer les menaces aériennes, de surface et sous-marines. Un petit nombre de navires seront dotés de la capacité de fournir une défense aérienne de zone (pour contrer les menaces de plus grande envergure). Les navires de combat de surface canadiens restants remplaceront les capacités fournies par la flotte actuelle de frégates multirôles.

Questionné sur la capacité des navires en terme d’équipage, un responsable du ministère de la Défense nationale a indiqué à 45eNord.ca que la technologie évoluant, on se dirige vers des navires avec de moins en moins de personnel à son bord pour le faire fonctionner.

Certains navires, comme les frégates françaises FREMM, utilisent un équipage de 100 marins seulement contre plus de 250 dans leurs équivalents canadiens.

En novembre 2013, le Vérificateur général du Canada Michael Ferguson, s’inquiétait du budget «insuffisant» selon lui pour la construction de ces navires.

«Il faudra surveiller les choix entre le coût et la fonctionnalité et revoir les budgets du projet, si cela s’avère nécessaire, pour veiller à ce que le Canada obtienne les navires militaires dont il a besoin pour protéger ses intérêts et sa souveraineté», écrivait le Vérificateur général dans son rapport de 2013.

Comme le Canada prévoit que la construction devrait durer près de 20 ans, le premier navire sera différent du dernier en terme technologique.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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