Guillaume Gélinas, le jeune réserviste accusé de double-meurtre, change d’avocat

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Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son père Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)
Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son père Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)

La cause de Guillaume Gélinas, accusé des meurtres prémédités de son père et de sa belle-mère, a été reportée une 11e fois hier au Palais de Justice de Joliette, cette fois au 8 juillet, alors que le jeune réserviste a choisi de changer d’avocat et sera dorénavant représenté par le célèbre criminaliste Marc Labelle.
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Mise à jour au 04/09/2015

13e report dans l’affaire Gélinas. Après une nouvelle comparution vendredi 4 septembre de Guillaume Gélinas au Palais de justice de Joliette, la 14e depuis le début de cette affaire, le jeune militaire accusé du meurtre de son père et de sa belle-mère, doit maintenant revenir en cour le 10 novembre prochain, pour que soit fixée une date d’enquête préliminaire.
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Mise à jour au 09/07/2015

Il y a eu encore, hier 8 juillet, report de l’affaire, cette fois au 4 septembre.

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Le 2 avril dernier, le dossier de Guillaume Gélinas, accusé du meurtre prémédité de son père et de sa belle-mère dans leur résidence de Terrebonne en février, avait une fois de plus été reporté. La cause avait alors été remise pro forma au 7 mai.

La raison de ce 10e report dans cette affaire où la famille des victimes commence à s’impatienter: Me Jonathan Meunier, qui représentait Gélinas depuis sa mise en accusation, le 17 février 2014, devait faire reconfirmer son mandat.

Sans révéler les détails des discussions qu’il devait avoir avec son client, Me Meunier, qui devait se rendre à la prison de Saint-Jérôme discuter de la suite de cette importante affaire de double meurtre, semblait pourtant confiant de pouvoir continuer à représenter le jeune réserviste de 24 ans avec qui il n’y avait pas, apparemment, de divergences sur la stratégie de défense.

Mais, hier, jeudi 7 mai, de retour au palais de justice de Joliette, Guillaume Gélinas a confirmé au juge Jean Roy qu’il sera désormais représenté par le criminaliste Marc Labelle, associé chez Labelle, Côté, Tabah, à Saint-Jérôme.

Une représentante du bureau de Me Labelle a alors demandé de reporter la cause au 8 juillet prochain, date à laquelle la présence de l’accusé ne sera d’ailleurs pas requise.

Me Marc Labelle (capture d’écran/RC)

Criminaliste célèbre, Me Labelle s’est fait la réputation, pour reprendre un titre d’un article que le chroniqueur judiciaire de La Presse écrivait sur lui il y a trois ans, de ne pas hésiter à assurer «la défense des indéfendables».

Il a en effet dans sa carrière défendu Hugo Bernier, assassin de Julie Boisvenu, fille du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu. Il a représenté un homme accusé d’inceste sur ses cinq enfants et de bestialité. On l’a vu également dans des dossiers de fraude, notamment dans le dossier très médiatisé de l’ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault.

Il a été aussi l’avocat de plusieurs tueurs en série, dont William Fyfe, condamné pour cinq meurtres, Angelo Colalillo, un psychopathe qui a tué et violé trois jeunes filles, ou Michael McGray, qui prenait un malin plaisir à assassiner des homosexuels et qui a été condamné pour trois meurtres, mais en avait confessé 16 autres. Me Labelle a aussi représenté aux libérations conditionnelles Karla Homolka, l’épouse et la complice du tueur en série Paul Bernardo.

C’est donc maintenant Me Labelle, qui dans le passé assuré a défendu les criminels les plus détestés, qui assurera la défense du jeune réserviste.

C’était hier la 12e apparition au rôle et le 11e report dans cette affaire où le jeune réserviste est accusé du meurtre prémédité à l’arme blanche de son père, Luc Gélinas, et de la conjointe de celui-ci, Julie Lemieux, dans leur résidence de Terrebonne en février 2014.

Les membres de la famille des victimes, souvent présents aux audiences, «souhaitent que le tout avance», avait déclaré pour sa part lors de la dernière audience l’avocat de la Couronne dans cette affaire, Me Éric Côté.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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