Le terrorisme: la menace «la plus constante» au pays, selon le SCRS

Dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, le gouvernement du Canada a l’intention de doter Le Service canadien du renseignement de sécurité renforcer la capacité des renseignements canadiens mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada.
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Dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, le gouvernement du Canada a l’intention de doter Le Service canadien du renseignement de sécurité  renforcer la capacité des renseignements canadiens mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada.
Dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, le gouvernement du Canada a l’intention de renforcer les pouvoirs du Service canadien du renseignement de sécurité pour mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada. (Archives/Sécurité publique)

Dans son rapport 2013-2014 publié en fin de semaine, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), met en lumière les plus récentes menaces envers le Canada, et le terrorisme est la préoccupation numéro une!

Pour le SCRS, depuis avril 2013 «la menace terroriste nationale et internationale a considérablement progressé».

Des attentats de Boston, aux Canadiens partis combattre à l’étranger, en passant par les attaques de Saint-Jean-sur-Richelieu et Ottawa et l’arrestation de nombreux présumés candidats au djihad, le SCRS fait un tour d’horizon des menaces.

La radicalisation inquiète les fonctionnaires de l’agence qui mène «des recherches sur la radicalisation au Canada». Il a constaté que les personnes radicalisées proviennent «de différents milieux sociaux et groupes d’âge, sont généralement instruites (toutes sortes de diplômes) et semblent souvent faire partie intégrante de la société. La détection des individus radicalisés en est donc d’autant plus difficile».

Des gens et des groupes violents veulent tuer des Canadiens. C’est une observation qui incite à la réflexion et qui ne peut être atténuée d’aucune façon.
Michel Coulombe, directeur du Service canadien du renseignement de sécurité

«Au cours de la période visée par le Rapport public du SCRS de 2013-2014, le phénomène des soi-disant combattants étrangers a gagné beaucoup de terrain. Selon moi, il est tout à fait justifié que le phénomène suscite des préoccupations et retienne l’attention. Le fanatisme d’al-Qaïda et de ses ramifications meurtrières comme l’État islamique en Irak et au Levant trouve écho auprès de certaines personnes au Canada», écrit Michel Coulombe dans le rapport.

«Des personnalités influentes dans les communautés, des enseignants et surtout des parents ont vu des jeunes souscrire à une cause dont il ne peut résulter rien de bon, poursuit le directeur du SCRS. Un certain nombre de ces jeunes Canadiens ont péri dans les terres étrangères vers lesquelles ils ont été attirés. Il ne fait aucun doute que certains d’entre eux ont aussi fait des victimes».

«[…] le terrorisme demeure la principale menace qui pèse sur la sécurité du Canada», écrit encore le directeur du SCRS.

Le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney, a, une nouvelle fois, profité de la sortie du rapport, pour marteler l’importance d’avoir des lois antiterroristes.

«Le SCRS, en collaboration avec nos services de police, travaille avec diligence pour protéger les Canadiens et les Canadiennes contre ceux qui chercheraient à détruire les principes mêmes qui font du Canada le meilleur pays au monde», conclut M. Blaney.