L’EI s’est emparé du nord de l’antique cité de Palmyre en Syrie

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Vue en date du 14 mars 2014 de la ville antique de Palmyre en Syrie (Joseph Eid/AFP)
Vue en date du 14 mars 2014 de la ville antique de Palmyre en Syrie (Joseph Eid/AFP)

strong>Les djihadistes du groupe armé État islamique (EI) se sont emparés mercredi de la partie nord de la ville antique de Palmyre, dans le centre de la Syrie, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

«Les combattants de l’EI ont pris la totalité du nord de Tadmor (nom arabe de Palmyre, NDLR) et les soldats du régime se sont enfuis de cette partie qui représente un tiers de la ville», a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

Samedi, l’EI était parvenu à prendre la majeure partie du nord de la ville avant d’être repoussé moins de 24 heures plus tard.

Mohammad, un militant originaire de Palmyre, a affirmé à l’AFP via internet qu’«un grand nombre d’habitants du nord de la ville s’est déplacé vers d’autres quartiers. Certains dorment dans la rue».

Il a évoqué des «pénuries d’eau et d’électricité dans la ville à cause des bombardements».

Des combats se déroulent également autour de la prison de Palmyre, à la périphérie est de la ville. Cet établissement pénitentiaire est tristement célèbre pour le massacre de centaines de détenus par le régime dans les années 80.

L’EI a lancé l’assaut le 13 mai sur Palmyre, qui revêt une importance stratégique pour le groupe extrémiste sunnite puisqu’elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d’Al-Anbar qu’il contrôle déjà en grande partie.

Les djihadistes se trouvent tout autour de la ville et sont à seulement un kilomètre des ruines antiques, situées au sud-ouest de Palmyre.

Le site archéologique, célèbre pour ses colonnades torsadées romaines et ses tours funéraires, est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.

L’OSDH a aussi fait état de la mort de 22 civils dans des bombardements aériens du régime sur Darkouche, dans la province d’Idleb (nord-ouest), au lendemain de la perte par l’armée de sa dernière base dans cette région désormais quasi-totalement aux mains des rebelles.

Dans cette province frontalière de la Turquie, l’armée ne dispose plus que de quelques positions militaires, notamment dans la ville d’Ariha et l’aéroport militaire d’Abou Douhour.

Dans la capitale Damas (sud), des tirs au mortier des rebelles ont tué mercredi une institutrice et blessé une vingtaine d’élèves dans une école du quartier huppé de Maliki, d’après l’OSDH et des médias officiels syriens.

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