Nouvelle visite de l’OLP à Damas pour «neutraliser» le camp de Yarmouk

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Un combattant du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie, monte la garde dans un bâtiment détruit de Yarmuk, au sud de Damas, le 22 septembre 2014 (Archives/Rami al-Sayed/AFP)
Un combattant du Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie, monte la garde dans un bâtiment détruit de Yarmuk, au sud de Damas, le 22 septembre 2014 (Archives/Rami al-Sayed/AFP)

Une délégation de l’OLP effectue une visite à Damas, la deuxième en moins d’un mois, visant à « neutraliser » le camp palestinien de Yarmouk, pris en étau entre l’armée syrienne et des groupes armés palestiniens et jihadistes.

La délégation palestinienne, dirigée par un haut cadre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Zakaria al-Agha, a rencontré mardi le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad ainsi que la ministre des Affaires sociales Kinda Chamat, a indiqué à l’AFP un responsable de l’OLP à Damas, Anouar Abdel Hadi.

L’entretien a porté sur les moyens de « neutraliser le camp de Yarmouk afin qu’il reste en dehors du conflit en Syrie », d' »oeuvrer pour en faire sortir les hommes armés » et sur « la nécessité de fournir des produits alimentaires » aux habitants du camp et à ceux s’étant réfugiés dans des centres d’accueil à l’extérieur.

Le responsable de l’OLP a précisé que le retrait des hommes armés concernaient les jihadistes et les Palestiniens qui portent des armes, y compris le FPLP-CG.

Près de 7.000 civils palestiniens et syriens habitent toujours le camp, alors que quelque 10.000 Palestiniens ont été évacués ces dernières semaines, après l’offensive lancée le 1er avril par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre Yarmouk, selon M. Abdel Hadi.

Actuellement, les jihadistes de l’EI et du Front al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaïda) sont concentrés principalement dans le sud-ouest du camp tandis que les factions palestiniennes contrôlent le nord et une partie de l’est de Yarmouk, a indiqué M. Abdel Hadi. « Il y a des combats intermittents entre les jihadistes et les organisations palestiniennes », a-t-il ajouté.

Parmi les factions palestiniennes figure le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG d’Ahmad Jibril), allié au régime syrien.

Le 7 avril, un dirigeant de l’OLP, Ahmad Majdalani, s’était déjà rendu à Damas. Il avait indiqué qu’il s’était mis d’accord avec le gouvernement syrien « pour poursuivre (l’entrée) des aides humanitaires dans le camp (…) et faciliter la sortie de ceux qui le souhaitent ». Mais il avait été ensuite désavoué par la direction de l’OLP pour avoir proposé l’idée de participer aux combats à Yarmouk au côté du régime.

Yarmouk – qui comptait 160.000 habitants avant le début du conflit syrien en mars 2011 – est devenu en 2012 un champ de bataille entre forces du régime et rebelles syriens, appuyés chacun par des groupes palestiniens. Les rebelles sont ensuite sortis du camp.

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