Obama assure que les États-Unis restent «vigilants» face à l’Iran

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Photo publiée dans le site officiel du président iranien Hassan Rohani le montrant dans la salle de contrôle de la centrale nucléaire de Bouchehr le 13 janvier 2015 (Mohammad Berno/AFP)
Photo publiée dans le site officiel du président iranien Hassan Rohani le montrant dans la salle de contrôle de la centrale nucléaire de Bouchehr le 13 janvier 2015 (Archives/Mohammad Berno/AFP)

Le président Barack Obama a assuré mardi que les États-Unis, qui négocient avec l’Iran sur l’avenir de son programme nucléaire, restaient « vigilants » face à Téhéran, dont l’influence croissante dans la région inquiète les monarchies du Golfe.

« Les pays dans la région ont raison d’être profondément inquiets des activités de l’Iran, particulièrement son soutien à des groupes violents à l’intérieur des frontières d’autres pays », indique M. Obama dans un entretien publié sur le site du quotidien saoudien Asharq Al-Awsat.

Cet entretien est publié la veille d’une série de rencontres – mercredi à la Maison Blanche et jeudi dans la résidentielle présidentielle de Camp David – entre M. Obama et des dirigeants des pays du Golfe, à l’exception notable du roi Salmane d’Arabie saoudite.

« L’Iran est clairement engagé dans des comportements dangereux et déstabilisateurs dans la région », souligne M. Obama, évoquant la Syrie, le Liban ou encore le Yémen et jugeant que ces rencontres peuvent être l’occasion de travailler en étroite collaboration pour y répondre.

Le président américain s’appuie sur ce constat pour défendre les négociations engagées avec Téhéran sur son programme nucléaire: « Nous pouvons imaginer combien l’Iran pourrait être encore plus provocateur s’il disposait de l’arme atomique », souligne-t-il.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles l’accord auquel nous souhaitons aboutir avec l’Iran est si important: en empêchant que l’Iran ne se dote de la bombe atomique, on supprimerait l’une des principales menaces à la sécurité de cette région », martèle-t-il.

Après l’accord-cadre conclu début avril à Lausanne, en Suisse, entre les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et l’Iran, l’objectif affiché est d’aboutir à un accord définitif avant le 1er juillet.

Au-delà des inquiétudes sur le programme nucléaire iranien, et la crainte que Téhéran ne se dote in fine de la bombe atomique tout en ayant obtenu la levée des sanctions qui étranglent son économie, les monarchies du Golfe ont aussi le sentiment d’un désengagement américain dans la région.

M. Obama devait s’entretenir mercredi matin dans le Bureau ovale avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, ainsi qu’avec le fils du roi et ministre de la Défense, le prince Mohammed ben Salmane.

Après un dîner à la Maison Blanche avec les représentants des six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), les dirigeants se retrouveront jeudi à Camp David, à un centaine de kilomètres au nord de la capitale fédérale.

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