Op Renaissance 15-1: les Canadiens aident à construire une salle d’opération dans un hôpital népalais

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Un convoi canadien sur la route de l'Amitié, près de Camp Sumitra, au Népal, le 16 mai 2015 (caporal-chef  Cynthia Wilkinson, Canadian Forces Joint Imagery Center)
Un convoi canadien sur la route de l’Amitié, près de Camp Sumitra, au Népal, le 16 mai 2015 (caporale-chef Cynthia Wilkinson, Canadian Forces Joint Imagery Center)

Dans le cadre de l’opération RENAISSANCE 15-1, l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe canadienne (EICC), qui continue d’aider les Népalais à dégager les débris et fournit des de soins médicaux, a récemment aidé à construire un abri ainsi qu’une salle d’opération dans l’hôpital Joparti Napel Orthopedic Hospital.

En date du 15 mai 2015, environ 200 membres des Forces armées canadiennes sont déployés au Népal.

Depuis le nouveau séisme qui a frappé le Népal le 12 mai, au Nord‑Est de Katmanou, l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) « continue de travailler et de partager son expertise avec le gouvernement népalais, les autorités locales et les organisations d’aide humanitaire internationales afin de répondre aux besoins du Népal », indiquent les Forces armées canadiennes.

Les conséquences de ce deuxième séisme sur le déroulement de la mission canadienne ont été, heureusement, assez limitées, ont en outre assuré les autorités canadiennes lors d’un point presse des ministères des Affaires étrangères et de la Défense nationale le 13 mai dernier..

Les éléments de l’EICC déjà déployés au Népal à la suite du séisme du 25 avril continuant de fournir des soins médicaux d’urgence aux victimes, depuis le début de nos opérations le 5 mai, l’équipe médicale canadienne a déjà traité jusqu’à maintenant plus de 600 personnes.

Salle d’opération temporaire dans l’hôpital Joparti Napel Orthopedic Hospital, le 15 mai 2015 (caporale-chef Cynthia Wilkinson/Canadian Forces Joint Imagery Center)

De plus, plus de 21 membres de l’EICC ont aidé à construire un abri ainsi qu’une salle d’opération dans l’hôpital Joparti Napel Orthopedic Hospital. Des éléments de l’EICC procurent aussi de l’aide technique à l’armée népalaise pour dégager des débris et des glissements de terrain le long de l’autoroute de l’Amitié afin de permettre le mouvement du personnel et de l’aide humanitaire.

Le premier ministre népalais pense à la reconstruction

De son côté, alors que plusieurs pays comme le Canada sont engagés dans les opérations de secours, le premier ministre népalais a lancé un appel ce dimanche visant à collecter deux milliards de dollars américains pour un fonds de reconstruction du pays dévasté par deux violents séismes ayant fait plus de 8500 morts.

«Notre but est de récolter deux milliards de dollars. Le gouvernement a budgété 200 millions de dollars pour créer le fonds et appelle les donateurs et le secteur privé à apporter leur contribution», a déclaré le premier ministre Sushil Koirala.

Le gouvernement népalais, au pouvoir depuis un an, a été très critiqué pour avoir tardé à réagir après le séisme de magnitude 7,8 du 25 avril, suivi d’un autre de magnitude 7,3 le 12 mai, qui tous deux ont ravagé les infrastructures de ce pays pauvre et détruit des milliers d’habitations.

Plus d’une vingtaine de pays, dont le Canada, sont maintenant engagés dans les opérations de secours et d’assistance depuis le premier séisme, dépêchant au Népal des sauveteurs et de l’aide humanitaire.

Par contre, les dons nécessaires au secours et à la reconstruction du petit pays pauvre et dévasté n’affluent pas encore. L’ONU a annoncé ce mois-ci n’avoir reçu que 22 millions de dollars en réponse à son appel pour 415 millions de dollars.

La Croix-Rouge a souligné pour sa part samedi qu’elle travaillait «encore en mode d’urgence absolue» au Népal et a revu à la hausse son appel à dons, de 35 millions à 93 millions de dollars, expliquant que le second séisme a «exacerbé la situation» dramatique provoquée par le premier.

Les agences humanitaires ont aussi alerté sur la situation des Népalais, qui risque d’empirer à l’approche de mousson dont les pluies torrentielles devraient provoquer des glissements de terrain et isoler davantage des villages.


Opération Renaissance 15-1 (Caméra de combat des Forces canadiennes)

*Avec AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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