Opération Impact: le premier ministre Harper rencontre les troupes canadiennes au Koweït

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Le Premier ministre Stephen Harper, qui avait rencontré la veille les dirigeants irakiens et kurdes, a rencontré dimanche 3 mai des membres des Forces armées canadiennes en service au Koweït dans le cadre de leur participation à la lutte de la coalition internationale contre le groupe armé l’État islamique en Irak et en Syrie.

Le Premier ministre Harper a profité de l’occasion pour remercier personnellement les troupes canadiennes au Koweït de leur courage et leurs efforts dans la lutte contre le groupe armé l’État islamique.

«Ce fut un honneur et un privilège pour moi d’être au Koweït aujourd’hui afin de rendre visite aux courageux membres des Forces armées canadiennes qui luttent contre l’EI aux côtés d’autres membres de la coalition internationale en vue d’instaurer la paix et la sécurité dans la région», a déclaré le premier ministre Harper. «Le Canada n’acceptera jamais le djihadisme violent et les horreurs innommables perpétrées contre des enfants, des femmes et des hommes innocents par l’EIIS. Nos forces armées continueront de lutter pour la liberté et la justice dans le monde et de protéger les Canadiens contre la menace que présente le terrorisme. Nous saluons leur courage et leur honneur et leur souhaitons un retour en toute sécurité.»

Pendant sa visite, le premier ministre a mangé avec les membres des Forces armées canadienne, dormi dans une caserne militaire et prononcé un discours afin de souligner leur détermination à lutter pour la justice et la liberté pour les Canadiens ainsi que pour les civils innocents qui sont tués ou déplacés par les terroristes djihadistes dans cette région.

Le Premier ministre était accompagné par Paul Coffey et Ryan Smyth, joueurs étoiles retraités de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui ont partagé leurs souvenirs personnels dans le domaine du sport avec les membres des Forces armées, et les ont imporvisé avec eux des parties de hockey.

Le Canada est l’un des principaux membres de la coalition internationale contre l’EIIS. La contribution militaire actuelle du Canada contre l’EIIS, l’Opération IMPACT, a récemment été prolongé jusqu’au 30 mars 2016.

Elle compte 69 membres des Forces d’opérations spéciales du Canada pour conseiller et appuyer les forces irakiennes dans le nord de l’Irak, une force aérienne comptant environ 280 membres et d’autre personnel, un ravitailleur CC-150 Polaris, deux avions de surveillance aérienne Aurora, et une capacité de force d’assaut comprenant environ 320 membres d’équipage et d’autre personnel, et six avions de combat CF-188 Hornet, qui participeront aux frappes aériennes de coalition sur des cibles djihadistes en Irak et en Syrie.

En date du 29 avril 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 838 sorties aériennes :

Les chasseurs CF188 ont effectué 548 sorties;

L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 143 sorties et a acheminé environ 8 422 000 livres de carburant;

Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 153 missions de reconnaissance.

Rencontre avec Al-Abadi et Barzani

Le chef du gouvernement canadien s’était rendu en Irak samedi 2 mai dans une visite surprise qui l’a amené à rencontrer son homologue irakien Haïdar al-Abadi et le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, pour discuter de la contribution et de la collaboration militaire du Canada au sein de la coalition internationale contre l’EI.

Les liens entre l’Irak et le Canada se sont élargis considérablement au cours des dernières années. Le Canada a ouvert une nouvelle mission diplomatique à Bagdad en avril 2013, puis un bureau commercial et un centre de réception des demandes de visa à Erbil en 2014.

Des robots de neutralisation des bombes et des lunettes de vision nocturne seront fournis aux forces irakiennes qui se battent contre le groupe djihadiste radical, a annoncé hier le premier ministre canadien.

Le Premier ministre Harper a aussi annoncé 139 millions $ en aide humanitaire supplémentaire pour aider les populations touchées par les conflits.

Au Kurdistan,lors de sa rencontre le 2 mai avec le Président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, le chef du gouvernement canadien a discuté de la mission de prestation de conseils et d’assistance du Canada, au cours de laquelle les Forces armées canadiennes contribuent à développer la capacité des forces de sécurité irakiennes qui luttent contre les djihadistes.

Les deux hommes ont également discuté des importantes mesures d’’aide humanitaire et d’aide au développement mises en œuvre par le Canada en Irak et dans la région et le Premier ministre Stephen Harper a annoncé samedi à Erbil de nouvelles initiatives pour apporter un soutien supplémentaire au Kurdistan irakien.

En tout 9 projets: de développement et de stabilisation visant, notamment, à renforcer la résilience des communautés les plus touchées par l’afflux de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, à renforcer la résilience et la capacité d’adaptation des communautés touchées par le conflit et des communautés d’accueil,

Un des neuf projets apportera un soutien aux enquêtes menées sur les violations des droits de la personne dans les régions touchées par le conflit et un autre aidera à gérer les risques associés aux restes explosifs de guerre en Irak.

La mort du sergent Doiron

À l’occasion de la visite du premier ministre Harper, le Président Barzani a remercié le chef du gouvernement canadien de a contribution du Canada, qu’il a qualifiée « inestimable », et a également exprimé ses condoléances pour le décès du Sergent Andrew Doiron, tué dans un incident de tir ami en mars dernier, au moment où des membres des Forces d’opérations spéciales ont été pris pour cible par erreur le 6 mars dernier dans la nuit par les forces de sécurité kurdes à la suite de leur retour à un poste d’observation derrière les lignes de front.

Le premier ministre Harper, qui a été confronté à plusieurs questions sur la mort du sergent Doiron durant sa visite, a pour sa part dit espérer qu’un tel drame n’entache pas la réputation des troupes kurdes.

De son coté, le Chef d’état-major de la Défense, qui accompagnait le premier ministre, a laissé entendre que les soldats canadiens ne seraient quant à eux pas à blâmer pour la mort du sergent et que serait l’épuisement des troupes kurdes, qui se battent depuis des mois contre le groupe armé État islamique, qui pourrait avoir mené au drame.

Cet événement fait actuellement l’objet d’une enquête criminelle de la police militaire, d’une enquête technique des forces spéciales et de l’évaluation des forces spéciales américaines.

Le premier ministre sera informé des résultats des enquêtes sur cette tragédie d’ici un mois, a indiqué le général Lawson, qui s’est engagé à également dévoiler publiquement les grandes lignes de ces enquêtes

D’ici là, il est possible que les forces spéciales canadiennes évitent de se rendre dans les zones touchées par des combats récents.

Avant la mort du sergent Doiron, les soldats kurdes avaient en effet essuyé plusieurs tirs des extrémistes dans la région où le sergent a été tué.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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