Opération IMPACT: parti de rien, les Canadiens «font la différence», dit le Brigadier-général Constable (VIDÉO)

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Alors que le brigadier-général Dan Constable quitte le théâtre de l’Opération IMPACT, remplacé par le brigadier-général Lise Bourgon, le commandant sortant de la force opérationnelle interarmées Irak s’est confié à 45eNord.ca.

«Les frappes aériennes canadiennes, le ravitaillement et la reconnaissance, ont vraiment fait une différence», indique d’emblée le brigadier-général Constable.

«Quand j’ai été déployé ici, l’EI était encore en mouvement […] à la fin du mois de novembre, ils avaient été stoppés et il est devenu clair en décembre que cet arrêt était réel et que le vent tournait. […] En janvier, nous avons vu qu’ils avaient clairement changé leurs tactiques. […] Où en sommes-nous maintenant? Je pense selon notre évaluation globale que nous avons gagné du temps pour que les forces de sécurité irakiennes deviennent plus fortes et planifient un vrai plan pour expulser l’EI».

Des cibles difficiles à obtenir

Un navigateur tactique à bord d’un aéronef CP140 Aurora garde un œil attentif sur son écran lors d’une mission de combat en Irak dans le cadre de l’opération IMPACT, le 25 février 2015. (Opération IMPACT/MDN)
Un navigateur tactique à bord d’un aéronef CP140 Aurora garde un œil attentif sur son écran lors d’une mission de combat en Irak dans le cadre de l’opération IMPACT, le 25 février 2015. (Opération IMPACT/MDN)

Cela prend «pas mal de temps» pour que les forces de la coalition décident oui ou non de bombarder une cible.

Se disant «très fier» de la façon dont le ciblage se fait dans cette campagne, le brigadier-général Dan Constable précise que les moyens aériens de renseignement (les aéronefs de patrouille CP-140 Aurora) sont beaucoup utilisés pour «comprendre l’espace de combat».

L’Aurora est ainsi déployé pour observer durant une longue période de temps une cible potentielle. L’équipage regarde où se trouve les forces amies, les forces ennemies, mais aussi le mode de vie des gens et les différentes activités autour pour s’assurer s’il y a ou non des civils dans la zone.

«Beaucoup de frappes que nous faisons sont dans des zones contrôlés par l’EI et dont nous savons qu’il n’y a que l’EI, alors nous savons où sont les forces amies. Une fois que tout est ok, ce n’est qu’alors que nous larguons nos bombes», indique Dan Constable.

Et c’est ce qui rend le théâtre syrien beaucoup plus complexe!

Contrairement à l’Irak où la Coalition peut compter sur les forces de sécurités irakiennes pour ajouter du renseignement à celui récolté par les Aurora, la Syrie ne permet pas de se reposer en partie sur des informations glanées au sol.

«Nous ne disposons pas des mêmes forces amicales en Syrie, a dit Dan Constable. Donc, la dynamique est très différente et très complexe, et les nations de la coalition travaillent pour établir des forces avec qui nous pouvons travailler, mais nous devons être très prudent avec qui nous travaillons pour être sûr que les gens vont être durables. Nous ne voulons en aucune façon soutenir le régime syrien, et nous devons être très prudents avec qui nous allier pour les frappes en Syrie en raison de la complexité du théâtre».

La Coalition, cette machine bien rodée

Le Combined Air and Space Operations Center, basé au Qatar est le centre névralgique de la Coalition contre le groupe armé État islamique. (Sgt. Demetrius Lester/US Air Force)
Le Combined Air and Space Operations Center, basé au Qatar est le centre névralgique de la Coalition contre le groupe armé État islamique. (Sgt. Demetrius Lester/US Air Force)

La coalition est menée par les Américains. Depuis de nombreuses années, ils ont établi au Qatar le Combined Air and Space Operations Center, qui est un centre d’opération de grande ampleur donnant la capacité pour les pays de la coalition de venir et de placer leurs membres à aider à faire des choses comme établir des ordres d’attribution de missions aériennes (OTA).

Les priorités du général américain John Hesterman, commandant du US Air Forces Central Command et commandant de la composante aérienne de la Coalition viennent directement du général Terry, qui est situé au Koweït. Le général Terry est le commandant en chef de l’opération Inherent Resolve, qui est le nom de la mission des États-Unis.

«Nous avons des Canadiens qui sont incorporés dans deux entités. Nous avons Canadiens dans le CAOC, le centre des opérations aériennes et spatiales, et nous avons aussi des Canadiens au sein du personnel du général Terry, au siège de la Combined Joint Task Force – Operation Inherent Resolve (CJTF-OIR)», affirme le brigadier-général Constable, ajoutant du même souffle que ces Canadiens aident à la «planification, aux opérations, au renseignement et à la logistique».

Ainsi, selon le commandant sortant de la FOI Irak, la coalition est un ensemble de pays alliés participant avec leurs moyens, allant de ceux qui fournissent des moyens aériens, à ceux qui fournissent des moyens terrestres pour la formation sur le terrain, ou à ceux qui fournissent des éléments pour travailler dans des quartiers généraux… ou bien encore les trois… comme le Canada!

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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