15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Pékin de plus en plus présent sur les îles en dispute en mer de Chine, selon Washington

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Un bateau garde-côte chinois (en haut) et un bateau de ravitaillement philippin se suivent à la trace le 29 mars 2014 près du récif de Second Thomas, en mer de Chine du sud, dont la souveraineté est réclamée par les deux pays. (Jay Directo/AFP)
Un bateau garde-côte chinois (en haut) et un bateau de ravitaillement philippin se suivent à la trace le 29 mars 2014 près du récif de Second Thomas, en mer de Chine du sud, dont la souveraineté est réclamée par les deux pays. (Jay Directo/AFP)

La Chine a augmenté massivement son emprise dans les îles Spratleys, en mer de Chine méridionale, dont la souveraineté est contestée, construisant des îlots artificiels à un rythme sans précédent, a estimé vendredi un responsable américain de la Défense.

Grâce à ces travaux, la Chine a « augmenté les surfaces qu’elle occupe, les multipliant par environ 400 », a déclaré ce responsable, précisant que Pékin avait gagné 800 hectares sur la mer depuis janvier 2014, dont les trois-quarts depuis janvier 2015.

« La rapidité et l’ampleur » des efforts chinois de conquête sur la mer « surpassent largement » les efforts des autres pays, a déclaré le responsable américain.

Les querelles de souveraineté dans cet archipel stratégiquement placé opposent la Chine, les Philippines, le Vietnam, Brunei, la Malaisie et Taïwan. La mer de Chine méridionale est un carrefour de routes maritimes vitales pour le commerce mondial, et recèle potentiellement des réserves d’hydrocarbures.

Les Etats-Unis ne prennent pas partie sur le fond des querelles territoriales, mais insistent pour qu’elles soient résolues par le droit et non par la force.

Ils ont déjà fait part de leur préoccupation face aux « activités déstabilisatrices » de Pékin dans les îles, relayant les inquiétudes des pays de la région qui redoutent un coup de force du géant chinois.

Le ministre philippin des Affaires étrangères Albert del Rosario a accusé fin avril la Chine de « prendre de facto » le contrôle de la mer de Chine méridionale.

Le Pentagone a publié vendredi son rapport annuel sur la puissance militaire chinoise.

Dans ce document, le Pentagone relève quatre zones des Spratleys où la Chine est passée du stade du dragage et remblayage à la « construction d’infrastructures », qui pourraient comprendre ports, systèmes de communication et de surveillance, et « au moins une piste » pour les avions.

La Chine a creusé des chenaux profonds qui pourraient permettre à de grands navires d’accéder à ses avant-postes sur l’archipel, estime le rapport.

« Aucun de ces avant-postes ne dispose pour l’instant d’aérodrome ou de points d’accostage sûrs, à la différence d’autres nations » qui ont des revendications, selon la même source.

Début avril, un groupe de réflexion américain a diffusé des photos montrant d’importantes opérations d’agrandissement d’un îlot, connu sous le nom de récif Mischief, où une flotte de vaisseaux chinois déverse des cargaisons de sable, et l’aménagement de ports artificiels sur d’autres récifs des îles Spratleys.

Pour Pékin, ces constructions « s’inscrivent entièrement dans le cadre de la souveraineté chinoise » et sont « légitimes, raisonnables et légales », selon les mots fin avril d’une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Hua Chunying.

Ces « travaux de construction et de maintenance » serviront notamment à « améliorer les conditions de vie du personnel stationné sur les îles », et permettre « des missions de secours maritime ou d’observations météorologiques », a-t-elle affirmé.

D’autres Etats présents dans les Spratleys ont procédé à des travaux de conquête sur la mer, mais à une bien moindre échelle.

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