Raid des islamistes de Boko Haram au Nigeria: plusieurs civils tués

Dans une nouvelle vidéo postée sur Internet, Boko Haram officialise son changement de nom et montre les visages de ses combattants. (Twitter)
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Dans une nouvelle vidéo postée sur Internet, Boko Haram officialise son changement de nom et montre les visages de ses combattants. (Twitter)
Dans une nouvelle vidéo postée sur Internet, Boko Haram officialise son changement de nom pour État islamique – Province d’Afrique de l’Ouest (EIPAO), marquant ainsi son allégeance à l’État islamiqu,e et montre les visages de ses combattants. (Twitter)

Des islamistes du groupe Boko Haram ont tué plusieurs civils et brûlé de nombreuses maisons lors d’un raid dimanche à Gubio, dans le nord-est du Nigeria, selon plusieurs témoins et l’armée. L’armée a finalement réussi à repousser les assaillants.

« Boko Haram a envahi notre ville la nuit dernière, a tué beaucoup de civils et brûlé plus de la moitié des maisons », a déclaré un habitant. Les islamistes ont fait irruption dans la nuit de samedi à dimanche dans Gubio, située à 95 km au nord de Maiduguri, à bord de camions et à moto, selon des témoins.

« Nous avons fui dans la brousse sous les balles et les obus », a ajouté l’habitant. « Nous avons perdu beaucoup d’entre nous, car les soldats gardant la ville n’ont pu leur tenir tête ». Un autre habitant de Gubio a relevé que les islamistes portaient l’uniforme et n’ont battu en retraite qu’au bout de six heures.

« Nous sommes restés dans la brousse, d’où nous entendions les coups de feu, jusqu’à 03h00 (04h00 en Suisse), lorsque les tirs ont cessé, mais nous avons alors vu la ville en feu ». Des renforts de l’armée ont finalement réussi à repousser les islamistes.

Milliers de femmes enlevées

Ils « ont subi de nombreuses pertes, mais ont infligé de nombreux dégâts, incendiant la moitié de la ville », a dit un officier de l’armée sous couvert d’anonymat.

Selon Amnesty International, les islamistes ont enlevé plus de 2000 femmes et filles depuis le début de l’année dernière. Beaucoup de ces captives ont été victimes de violences sexuelles.

Les armées de certains pays voisins du Nigeria – Tchad, Cameroun et Niger – soutiennent sur le terrain les opérations des militaires nigérians. Malgré des succès annoncés, les attaques de Boko Haram ont continué, avec notamment une flambée de violences cette semaine dans l’Etat d’Adamawa (nord-est).

Les experts estiment que même si Boko Haram a été chassé de dizaines de villes et villages qu’il contrôlait, le groupe armé devrait continuer de mener des attaques de type guérilla, visant des civils.