Ramadi: les Irakiens n’ont pas montré de volonté de se battre et ont fui

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Après la chute de Ranmadi, c,est avec une mine qui en dit long que le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, a déclaré aux médias américains qu'il y avait "un problème avec la volonté des Irakiens de se battre" (Capture d'écran/45eNord.ca)
Après la chute de Ranmadi, c’est avec une mine qui en disait long sur le fond de sa pensée que le secrétaire à la Défense des États-Unis, Ashton Carter, a déclaré aux médias américains qu’il y avait « un problème avec la volonté des Irakiens de se battre » (Capture d’écran/45eNord.ca)

Le ministre américain de la Défense Ashton Carter a estimé dimanche que l’armée irakienne n’avait pas montré de volonté de se battre pour la ville de Ramadi (ouest) tombée il y a une semaine dans les mains du groupe État islamique (EI).

« Ce qui est arrivé apparemment c’est que les forces irakiennes n’ont pas montré de volonté de se battre. (…) Nous avons un problème avec la volonté des Irakiens de combattre l’EI et de se défendre », a déclaré sur CNN le chef du Pentagone.

« Les soldats irakiens n’étaient pas en nombre insuffisant, ils dépassaient largement en nombre les forces opposées, et ils ne sont pas parvenus à se battre. Ils se sont retirés de la zone », a affirmé le ministre américain de la Défense.

« Nous pouvons leur fournir un entraînement, nous pouvons leur apporter des équipements, mais nous ne pouvons évidemment pas leur donner la volonté de se battre », a-t-il ajouté.


Fuite des forces irakiennes de Ramadi (Vidéo/Mubasher)

Mais si nous leur fournissons un entraînement, des équipements et de l’aide, j’espère qu’ils se mettront à vouloir se battre parce que c’est seulement s’ils combattent que l’EI peut être vaincu, a fait valoir M. Carter.

Les bombardements aériens, conduits par une coalition de pays menée par les Etats-Unis, sont efficaces mais …rien ne peut remplacer la volonté des forces irakiennes de se battre, selon le ministre.

Nous ne pouvons pas porter la victoire, seuls les Irakiens peuvent le faire, et en particulier dans ce cas des tribus sunnites dans l’ouest. Et si nous devons changer la manière dont nous aidons les forces irakiennes, nous l’envisagerons, a-t-il dit.

Les djihadistes de l’EI ont pris dimanche le contrôle total d’un poste-frontière entre la Syrie et l’Irak, où les forces gouvernementales appuyées par des milices chiites tentent de lancer une contre-offensive après la capture dimanche dernier de la ville clé de Ramadi par les djihadistes.

Les victoires du groupe ultraradical sunnite soulèvent des questions sur la stratégie suivie par les États-Unis à la tête de la coalition qui a mené plus de 3.000 raids en Irak et en Syrie depuis août 2014, dont des dizaines ces derniers jours, sans empêcher l’EI d’avancer.

En 24 heures, ses avions ont ainsi frappé la province d’Al-Anbar à sept reprises pour appuyer le début d’une contre-offensive autour de Ramadi.

Aidées des hommes de la principale force tribale sunnite du secteur, essentielles pour leur connaissance parfaite du terrain, et de miliciens chiites, les forces irakiennes sont parvenues à reprendre samedi Houssayba, à 7km à l’est de Ramadi.

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