Syrie: l’Iran se dit contre une zone d’exclusion aérienne

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Un hélicoptère de l'armée syrienne au nord d'Alep, le 9 octobre 2012 (Archives/Tauseef Mustafa/AFP)
Un hélicoptère de l’armée syrienne au nord d’Alep, le 9 octobre 2012 (Archives/Tauseef Mustafa/AFP)

Un haut responsable iranien a rejeté jeudi l’idée d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, souhaitée par la Turquie, qui serait selon lui « une erreur » et échouerait à ramener la sécurité dans la région.

Ankara a posé comme condition à une entrée dans la coalition militaire contre le groupe Etat islamique (EI), menée par Washington, la création d’une zone d’exclusion aérienne et d’une zone-tampon à sa frontière avec la Syrie, ainsi que l’entraînement des rebelles syriens modérés afin de renverser le régime de Bachar al-Assad.

Mais fin 2014, Washington avait estimé qu’une telle zone d’exclusion n’était pas adaptée à la situation en Syrie en raison de la présence de plus d’un million de réfugiés syriens à la frontière.

L’Iran est le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad à qui Téhéran fournit un soutien financier et militaire. La République islamique accuse également la Turquie de laisser passer des armes et des combattants rebelles à sa frontière avec la Syrie, ce qu’Ankara dément.

« Les discussions sur l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne (sur la Syrie) sont la répétition d’erreurs passées et (une telle mesure) n’aidera pas à la sécurité et la stabilité régionales », a affirmé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian.

Pour parvenir à une solution politique au conflit, les pays voisins de la Syrie devraient contrôler leurs frontières et bloquer le passage de troupes rebelles, a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par le site internet de la télévision d’Etat.

Le responsable s’exprimait à Koweït, en marge d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique.

Le conflit syrien a débuté en mars 2011 par un soulèvement populaire qui s’est militarisé face à la répression, jusqu’à devenir une guerre civile complexe qui a fait plus de 220.000 morts.

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