L’ex-chef des forces spéciales du Tadjikistan rejoint les rangs de l’Etat islamique

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Le FBI est à la recherche d'informations sur un djihadiste qui s'exprime en anglais avec un accent nord-américain dans une récente État islamique où il apparaît le visage dissimulé derrière une cagoule (FBI)
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le colonel Goulmourod Khalimov, chef des forces spéciales de police du Tadjikistan à rejoint les rangs de l'Etat islamique
le colonel Goulmourod Khalimov, ex chef des forces spéciales de police du Tadjikistan à rejoint les rangs de l’Etat islamique

L’ancien responsable des forces spéciales de la police tadjike, disparu mystérieusement du Tadjikistan en avril, a annoncé avoir rejoint les rangs du groupe État islamique (EI) en Syrie.

Un homme ressemblant à l’ex-commandant des forces spéciales de la police du Tadjikistan, le colonel Goulmourod Khalimov, 40 ans, dont la disparition surprise a provoqué la panique dans ce pays pauvre d’Asie centrale, explique dans une vidéo diffusée mercredi avoir pris cette décision en raison de la politique anti-islamique des autorités tadjikes.

« Nous viendrons vous chercher, Inch Allah », dit cet homme, vêtu de noir et tenant un fusil de précision dans la main, s’adressant au gouvernement de l’ex-république soviétique.

Dans cette vidéo d’environ 10 minutes, celui qui se présente comme M. Khalimov qualifie de « chiens » le président et le ministre de l’Intérieur tadjiks et demande aux forces armées du pays si elles sont « prêtes à mourir » pour un gouvernement qui interdit les hijabs et la prière dans la rue.

Il appelle également plus d’un million de Tadjiks qui travaillent en Russie à cesser d’être des « esclaves » et à rejoindre l’EI.

Le ministère de l’Intérieur tadjik s’est refusé à tout commentaire sur cette vidéo largement diffusée via des réseaux sociaux.

Selon des médias tadjiks qui citent des sources au sein des services de sécurité, le colonel, qui a suivi une formation militaire en Russie et aux États-Unis, serait parti à Moscou le 1er mai avec une « dizaine » de personnes.

Le président tadjik Emomali Rakhmon, qui a fait une priorité de la lutte contre l’intégrisme religieux dans ce pays laïc dont la population est en majorité musulmane, a affirmé que l' »enfer » attendait les combattants islamistes qui tuent des fidèles en Irak et en Syrie.

Les autorités tadjikes ont par ailleurs ordonné le rasage forcé des barbes et introduit des restrictions pour le pèlerinage à la Mecque pour contrer l’influence grandissante des extrémistes religieux appelant à combattre au Moyen Orient.

Les forces de sécurité du Tadjikistan estiment à plus de 300 le nombre de Tadjiks partis combattre en Syrie et à 50 le nombre de ceux qui y sont morts.