Un guérillero des Farc et deux civils tués lors de combats en Colombie

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L'écusson d'un Farc près de Montealagre, en Colombie (Archives/Luis Robayo/AFP)
L’écusson d’un Farc près de Montealagre, en Colombie (Archives/Luis Robayo/AFP)

Un guérillero des Farc et deux civils ont été tués lors d’affrontements avec l’armée en Colombie, après la levée du cessez-le-feu instauré par la rébellion marxiste, ont annoncé dimanche les autorités.

Les combats se sont déroulés dans le département du Caqueta (sud), l’un des fiefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la principale guérilla du pays engagée dans un processus de paix depuis plus de deux ans.

« Deux personnes ont été blessés et deux autres ont perdu la vie », a indiqué l’armée colombienne dans un communiqué, affirmant que ces civils avaient été touchés par des tirs des Farc.

Le guérillero abattu était recherché dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du gouverneur du Caqueta en 2009, ainsi que pour l’enlèvement de deux salariés chinois de la compagnie pétrolière Emerald Energy dans cette même région en 2011.

Un policier a également été tué et deux autres blessés samedi soir dans le département de Nariño (sud), lors d’une attaque à l’explosif non revendiquée, ont annoncé dimanche les autorités.

Les opérations militaires contre les Farc se sont intensifiées cette semaine sur ordre du président Juan Manuel Santos, malgré la poursuite de négociations de paix, délocalisées depuis novembre 2012 à Cuba. Les discussions doivent reprendre lundi à La Havane.

Un bombardement de l’armée a tué 26 guérilleros jeudi dans le département du Cauca (sud-ouest), autre bastion de la rébellion, qui a répondu en suspendant la trêve unilatérale qu’elle observait depuis six mois.

A la suite de ce raid, plus de 300 civils ont été forcés de quitter leur foyer en raison des affrontements avec les Farc, a indiqué dimanche le Défenseur du peuple, organisme public chargé du respect des droits de l’homme.

D’autres combats ont causé la mort de huit guérilleros samedi dans le département d’Antioquia (nord-ouest).

Le président Santos, qui exclut tout armistice avant un accord de paix définitif, a ordonné mi-avril la reprise des bombardements contre les rebelles en représailles à une embuscade qui avait coûté la vie à onze militaires.

Fondées en 1964 dans la foulée d’une insurrection paysanne, les Farc comptent encore selon les autorités près de 8.000 combattants, essentiellement repliées dans les régions rurales.

Le conflit interne colombien, le plus ancien d’Amérique latine, a fait quelque 220.000 morts et plus de six millions de déplacés, selon des chiffres officiels.

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