15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Yémen: l’Arabie saoudite annonce un cessez-le-feu à partir du 12 mai

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Riyad avait lancé le 26 mars des frappes pour stopper la progression des Houthis qui aurait permis à cette milice issue de l'importante minorité zaïdite d'étendre son emprise sur tout le territoire du Yémen, frontalier de l'Arabie saoudite, pays qui compte aussi une minorité chiite (Archives/Fayez Nureldine/AFP)
Riyad avait lancé le 26 mars des frappes pour stopper la progression des Houthis qui aurait permis à cette milice issue de l’importante minorité zaïdite d’étendre son emprise sur tout le territoire du Yémen, frontalier de l’Arabie saoudite, pays qui compte aussi une minorité chiite (Archives/Fayez Nureldine/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel Al Joubeir, dont le pays dirige une coalition militaire arabe contre les rebelles chiites houthis au Yémen, a annoncé vendredi qu’un cessez-le-feu de cinq jours entrerait en vigueur le 12 mai dans ce pays, à condition que les rebelles le respectent.

Nous avons décidé que le cessez-le-feu commencerait mardi 12 mai à 23H00 locales et durerait cinq jours, renouvelable s’il est respecté, a déclaré M. Al Joubeir lors d’une conférence de presse avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, à l’issue d’une rencontre à Paris entre ce dernier et les ministres des Affaires étrangères des monarchies du Golfe.

Il a cependant précisé que le cessez-le-feu ne serait mis en oeuvre que si les rebelles houthis et ceux qui les soutiennent s’engageaient à le respecter.

Cela dépend entièrement des Houthis et de leurs alliés. Le cessez-le-feu s’arrêtera s’ils ne respectent pas l’accord, a déclaré le ministre, estimant que la proposition saoudienne constituait une chance pour les houthis de montrer qu’ils ont à coeur les intérêts de leur population et du Yemen.

L’Arabie saoudite et ses alliés arabes ont lancé le 26 mars une campagne aérienne sur le Yémen pour empêcher les rebelles chiites soutenus par l’Iran de prendre le contrôle de l’ensemble du pays.

Cette opération a fait plus de 1.400 morts et des milliers de blessés, en majorité des civils, selon l’ONU.

Il s’agit clairement d’un moment important, a jugé John Kerry, estimant qu’il y avait des indications que les Houthis acceptent le cessez-le-feu. Nous espérons qu’ils l’accepteront, nous avons eu des indications, mais pas de certitude, a-t-il dit.

La rencontre de Paris entre M. Kerry et ses homologues des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG, Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), a permis de compléter un peu les détails d’un cessez-le-feu, a-t-il expliqué.

Nous savons maintenant avec certitude que mardi à 23H00 locales au Yemen, un cessez-le-feu sera établi dans tout le pays, à condition que les Houthis acceptent qu’il n’y ait ni bombardement, ni tirs, ni mouvements de troupes ou de manoeuvre pour se repositionner, ni aucun déplacement d’armes lourdes. C’est un engagement renouvelable, a insisté M. Kerry.

Il a souligné que la date du 12 mai avait été choisie par l’Arabie souadite et son allié américain afin de donner le temps aux Houthis de faire passer le message à leurs combattants sur le terrain.

Ce n’est pas difficile si vous faites passer le message et donnez des ordres stricts à vos hommes, a plaidé le secrétaire d’Etat, impliqué depuis plusieurs jours dans la recherche d’un cessez-le-feu et d’une pause humanitaire au Yémen.

Mais un cessez-le-feu n’est pas la paix, au final, les belligérants vont devoir trouver un moyen de s’asseoir à la table des négociations, a-t-il ajouté, répétant que seule une solution politique par les Yemenites et pour les Yéménites peut mettre un terme à la crise.

Sans les citer, John Kerry a également encouragé l’Iran et la Russie, pays qui ont le plus d’influence sur les rebelles houthis à les pousser à accepter les termes d’une trêve. Il a assuré que les Etats-Unis seraient en contact avec Moscou et Téhéran à cette fin.

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