Yémen: les Houthis payeront cher leurs attaques contre l’Arabie saoudite

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Des miliciens chiites près du palais présidentiel, le 20 janvier 2015 à Sanaa (Mohammed Huwais/AFP)
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Des miliciens chiites près du palais présidentiel, le 20 janvier 2015 à Sanaa (Mohammed Huwais/AFP)
Des miliciens chiites près du palais présidentiel, le 20 janvier 2015 à Sanaa (Mohammed Huwais/AFP)

Les Houthis ont franchi une ligne rouge et vont payer cher leurs bombardements meurtriers d’une région frontalière en Arabie saoudite, a prévenu jeudi le porte-parole saoudien de la coalition arabe qui mène depuis le 26 mars une campagne aérienne contre les rebelles yéménites.

L’équation a changé, le conflit a changé, et ils vont payer un prix sévère, cher, a menacé le général Ahmed al-Assiri devant la presse. La sécurité de l’Arabie saoudite est la première priorité pour la coalition et les forces armées saoudiennes. Ils (les rebelles Houthis) ont franchi une ligne rouge.

Cette mise en garde survient alors que les Houthis ont multiplié les bombardements contre le sud du territoire saoudien, tuant dix civils mardi et mercredi, alors que jusqu’ici, ils n’avaient visé que des militaires.

Ils ont tué pour tuer, a jugé l’officier saoudien.

Jeudi, de nouveaux obus sont tombés en territoire saoudien sans faire de victime, alors qu’un hélicoptère d’assaut de la coalition faisait un atterrissage d’urgence dans la même région, un incident sans rapport avec d’éventuels tirs de Houthis, selon Ryad.

A présent, la frontière saoudienne est visée, ainsi que les citoyens saoudiens et la sécurité des villes saoudiennes. Là nous répétons que cela est inacceptable, a affirmé M. Assiri.

Il a ajouté qu’une opération pour riposter à ces attaques commençait maintenant et viserait tous les dirigeants de l’organisation, leurs lieux de rassemblement, de commandement et leurs stratèges. Il ne s’agira pas d’une opération limitée.

Le bastion des Houthis à Saada (nord du Yémen) sera visé par la coalition, a-t-il assuré.

Plus tôt jeudi, le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir a proposé un cessez-le-feu de cinq jours au Yémen pour acheminer une aide humanitaire vitale à la population.

M. Jubeir a estimé toutefois que cette trêve ne pouvait se matérialiser que si les (rebelles) Houthis et leurs alliés (des militaires fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh) y souscrivent, n’empêchent pas les efforts humanitaires et ne lancent pas d’actions agressives.