Colombie: Santos reproche aux Farc de ne pas prendre le « chemin de la paix »

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La Colombie a décidé mercredi de reprendre les bombardements aériens contre les FARC, suspendus depuis plus d’un mois pour favoriser les négociations de paix, en réponse à l’attaque de la guérilla dans la province de Cauca (Gobierno de Colombia)
Le président colombien, Juan Manuel Santos, a fustigé mardi des actes de sabotage et de pollution de l’environnement imputés aux Farc, reprochant à la guérilla marxiste de ne pas prendre « le chemin de la paix »

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a fustigé mardi des actes de sabotage et de pollution de l’environnement imputés aux Farc, reprochant à la guérilla marxiste de ne pas prendre « le chemin de la paix ».

Lors d’une allocution au palais présidentiel de Bogota, M. Santos a condamné la destruction de pylônes électriques et le déversement de pétrole dans la nature, des actions attribués ces derniers jours aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), rébellion engagée dans des pourparlers avec le gouvernement.

« On se pose la question. Quelle est l’utilité militaire ou autre de verser du pétrole pour contaminer nos sources d’eau ou laisser sans énergie nos populations défavorisées ? Ce n’est pas la voie, ce n’est pas le chemin pour parvenir à la réconciliation et la paix », a affirmé le chef de l’Etat.

La veille, plus de 700.000 litres de brut ont été renversés dans une zone d’exploitation pétrolière de la province du Putumayo (sud) par des chauffeurs de camions citernes sous la contrainte de membres présumés des Farc.

« Messieurs des Farc, cette manière de démontrer aux Colombiens que vous voulez la paix, avec ce type d’attaques comme celle d’hier dans le Putumayo, n’a aucun sens », a lancé M. Santos, dont le gouvernemen mène depuis novembre 2012 avec cette guérilla des négociations de paix, délocalisées à Cuba.

La semaine passée, les autorités ont accusé les rebelles d’avoir abattu des pylônes électriques, privant de courant pendant plusieurs jours le port de Buenaventura et la localité de Tumaco, situés sur la côte Pacifique.

Fondées en 1964 dans la foulée d’une insurrection paysanne, les Farc comptent encore près de 8.000 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales. Le conflit colombien, le plus vieux d’Amérique latine, a fait quelque 220.000 morts et provoqué le déplacement de plus de six millions de personnes, selon des chiffres officiels.

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