Au moins 37 Syriens tués par des barils largués par le régime

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Des enfants blessés dans un raid du régime syrien en 2014 (Archives/AFP)
Des enfants blessés dans un raid du régime syrien en 2014 (Archives/AFP)

Au moins 37 personnes, dont 10 enfants, ont été tués mercredi par des barils d’explosifs largués par l’armée gouvernementale contre des zones rebelles dans le nord de la Syrie, selon une ONG.

Les trois attaques ont visé la province d’Alep et celle d’Idleb dans nord-ouest du pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Dans la province d’Alep, 18 personnes ont été tuées, dont huit enfants, à Tal Rifaat, quand les hélicoptères ont lancé au moins quatre barils explosifs, selon l’OSDH.

A Joub al-Qoubbeh, un quartier contrôlé par les rebelles dans l’est d’Alep, 11 civils ont trouvé la mort, dont deux enfants, lorsqu’un baril est tombé sur ce quartier résidentiel.

Dans la province d’Idleb, huit membres d’une même famille ont péri dans une attaque similaire sur la localité de Kafr Sijna.

Le bilan pourrait s’alourdir, car selon l’Observatoire, un grand nombre de personnes sont grièvement blessées. Les barils explosifs -des tonneaux cylindriques métalliques remplis d’explosifs -visent très souvent les civils, des écoles, hôpitaux ou marchés.

Les organisations des droits de l’Homme fustigent leur utilisation, car il s’agit d’armes sans aucune précision, dont les principales victimes sont les civils.

Le président syrien Bachar al-Assad a démenti l’utilisation par ses forces de ce type d’armes, mais militants et organisations des droits de l’Homme ont montré à plusieurs reprises des photos prouvant le contraire.

Par ailleurs, Human Rights Watch a affirmé qu’il y avait des preuves solides que le régime a largué des barils de gaz toxiques dans le nord du pays.

Cette organisation basée à New York indique avoir enquêté sur trois attaques différentes dans la province d’Idleb, qui ont causé la mort de deux personnes et en ont affecté 127 autres. Selon elle, il apparait que le chlore a été utilisé dans certaines sinon toutes ces attaques.

Le gouvernement syrien a largué des barils contenant des produits toxiques depuis plus d’un an, sans que le Conseil de sécurité de l’ONU agisse, a déploré Philippe Bolopion, directeur de HWR chargé des relations avec l’ONU.

Pendant que le régime bombarde Alep et Idleb, le groupe Etat Islamique (EI) poursuit son assaut sur la ville de Hassaké (nord-est), capitale de la province éponyme que le groupe jihadiste tente de conquérir.

L’EI a fait exploser cinq voitures piégées dans différents lieux au sud de Hassaké et de violents combats s’y déroulent, a expliqué le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

La télévision officielle syrienne a également fait état des cinq voitures piégées mais a précisé qu’elles visaient une prison en construction.

M. Abdel Rahmane a indiqué que l’EI avait envoyé 400 combattants supplémentaires de la province orientale de Deir Ezzor vers Hassaké, où le groupe lancé son offensive le 30 mai.

Depuis le soulèvement contre le régime en mars 2011, plus de 220.000 personnes ont péri dans le conflit en Syrie, selon l’OSDH.

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