Début de l’enquête sur cautionnement des deux étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme

L'enseignant et activiste Adil Charkaoui a recommencé en mars à donner des cours au Collège de Maisonneuve, à Montréal, mais ceux-ci se déroulent dorénavant sous surveillance (College de Maisonneuve)
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L'enseignant et activiste Adil Charkaoui a recommencé en mars à donner des cours au Collège de Maisonneuve, à Montréal, mais ceux-ci se déroulent dorénavant sous surveillance (College de Maisonneuve)
Le Collège de Maisonneuve, à Montréal, où étudiaient plusieurs des aspirants-djihadistes arrêtés ces derniers mois à Montréal(Collège de Maisonneuve)

L’enquête sur cautionnement devant le juge Robert Sansfaçon de la Cour du Québec de Mahdi El Jamali et de son amie de cœur Sabrine Djermane, les deux étudiants du Collège de Maisonneuve arrêtés en avril avril et faisant face à des accusations liées au terrorisme a commencé ce vendredi 5 juin au Palais de Justice de Montréal.

Mahdi El Jamali, 18 ans, et Sabrine Djermane,19 ans, qui de nouveaux avocats, étaient tous les deux en cour, vendredi, tout comme des membres de leur famille respective.

Jamali est maintenant représenté par Me Louis-Alexandre Martin, tandis que Djermane est représenté par Me Charles Benmouyal.

Trois jours ont été réservés pour cette enquête sur cautionnement où, comme il s’agit d’une affaire de terrorisme, le fardeau de la preuve est inversé. Contrairement à une affaire ordinaire, où pour les garder en prison pendant leur procès c’est l’accusation qui doit prouver que les accusés représentent un danger ou qu’ils risquent de s’enfuir, ce sont dans les cas de terrorisme les accusés à qui il incombe de convaincre la Cour de les libérer.

L’accusation, représentée par Me Lyne Décarie, avait déjà pour sa part annoncé qu’elle s’opposait à leur libération parce qu’elle juge que les accusés risquent de s’enfuir, qu’ils représentent un danger pour le public et qu’une remise en liberté minerait la confiance du public envers le système de justice.

Le premier témoin entendu a été le sergent de la GRC Mathieu Doyon, responsable des opérations à l’Équipe intégrée de la sécurité nationale de Montréal.

Mais la preuve présentée au cours de l’enquête a été frappée d’un interdit de publication à la demande de la défense.

Sabrine Djermane et Mahdi El Jamali font face à quatre accusations liés à des activités terroristes.
Mahdi El Jamali et Sabrine Djaermane avaient été arrêtés le 13 avril, placés en détention, puis été formellement inculpé le 20 avril d’activités liées au terrorisme, mais, contrairement èa plusieurs autres étudiants comme eux qui ont fait la manchette ces derniers mois, il ne s’agissait plus seulement de tenter de quitter le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger, mais aussi de planification d’attentat ici même.

Les deux jeunes ont plaidé non coupable le 20 avril aux accusations d’avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l’étranger, de possession d’une substance explosive, d’avoir facilité un acte terroriste, et d’avoir commis un acte au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste.

Les deux jeunes ont plaidé non coupable le 20 avril aux accusations d’avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l’étranger, de possession d’une substance explosive, d’avoir facilité un acte terroriste, et d’avoir commis un acte au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste.

Les deux jeunes sont toujours détenus et leur cause reviendra maintenant lundi devant les tribunaux.