État islamique: le renseignement américain précise la structure du groupe au fil des raids

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La «Delta Force», une unité des forces spéciales américaines appartenant à l'US Army et dépendant du Joint Special Operations Command (JSOC), a mené un raid un raid dans la nuit de vendredi à Al Amr, dans le sud est de la Syrie, tuant un chef islamiste Abbou Sayyaf et capturant sa femme, Umm Sayyaf, qui est actuellement interrogé par les services américains (US Army)
La «Delta Force», une unité des forces spéciales américaines appartenant à l’US Army et dépendant du Joint Special Operations Command (JSOC), a mené un raid un raid dans la nuit de vendredi 5 juin 2015 à Al Amr, dans le sud est de la Syrie, tuant un chef islamiste Abbou Sayyaf et capturant sa femme, Umm Sayyaf, qui est actuellement interrogée par les services américains (US Army)

Le récent raid militaire américain contre un chef du groupe EÉat islamique en Syrie a permis au renseignement américain de glaner des informations précieuses sur la structure encore mal connue du groupe extrémiste, selon le New York Times.

Les ordinateurs, téléphones portables et documents saisis dans la maison d’Abou Sayyaf le 16 mai à Al-Omar ont permis de saisir de 4 à 7 téraoctets de données, selon un responsable américain du renseignement cité par le quotidien.

Les données montrent par exemple que le chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi réunit régulièrement ses « émirs » (chefs régionaux) dans son quartier général de Raqqa en Syrie. Des chauffeurs viennent les chercher, leur demandant de remettre leur téléphone ou autres appareils électroniques, pour éviter tout pistage par les services américains, selon le quotidien new-yorkais lundi.

Les épouses jouent un rôle important, y compris dans l’entourage d’al-Baghdadi, pour transmettre les informations dans le groupe, poursuit-il.

Les informations récoltées lors de l’opération au sol, la première contre un dirigeant de l’organisation ultra-radicale, ont permis de mener un bombardement deux semaines après contre un autre responsable de l’EI à Hasakah en Syrie. Il s’agit d’Abou Hamid, émir en charge de la charia et des affaires tribales. Les Américains pensent avoir tué Abou Hamid, mais l’EI ne l’a pas confirmé.

Les documents montrent aussi que l’EI peut utiliser la moitié de ses revenus pétroliers pour financer son budget général. L’autre moitié sert à financer l’exploitation pétrolière, se répartissant à peu près équitablement entre salaires des employés et dépenses liées au matériel.

Le fait que les travailleurs dans le secteur du pétrole soient des salariés du groupe Etat islamique en font des cibles légitimes pour les Américains, estiment au passage les responsables cités dans l’article.

Les documents font sortir également un peu plus de l’ombre Fadel al-Hiyali, considéré comme le chef du conseil militaire de l’EI, et qui joue un rôle « encore plus important qu’estimé auparavant » dans l’organisation. Fadel al-Hiyali est un ancien lieutenant colonel des renseignements militaires de Saddam Hussein.

Abou Sayyaf, décrit comme le responsable financier de l’EI par le renseignement américain, a été tué dans l’opération contre lui, menée par les commandos Delta, unité des forces spéciales de l’armée de terre américaine.

Sa femme Umm Sayyaf a été capturée et se trouve en détention

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