Joyce Murray attaque les «mythes» de la politique de défense du gouvernement conservateur

La porte-parole du Parti libéral en matière de Défense, Joyce Murray, à Ottawa. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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La porte-parole du Parti libéral en matière de Défense, Joyce Murray, à Ottawa. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
La porte-parole du Parti libéral en matière de Défense, Joyce Murray, à Ottawa. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Joyce Murray, porte-parole du Parti libéral du Canada en matière de défense, s’en prend à la politique de Défense  du gouvernement conservateur et pointe du doigt  les «5 mythes» du bilan des conservateurs en ce qui concerne le ministère de la Défense nationale.

«Depuis trop longtemps, le gouvernement perpétue des faussetés sur son engagement envers les Forces armées canadiennes. J’espère que les Canadiens, en connaissant la vérité qui se cache derrière ces mythes, obligeront le gouvernement à rendre des comptes sur la façon dont il traite les soldats et l’achat d’équipement qu’il leur avait promis.»

Critique ouverte et indignement, l’objectif affiché par la porte parole du Parti libéral en matière de Défense est de «mobiliser dans la campagne pour tenir le gouvernement responsable de ses actes » explique un communiqué de presse du parti libéral.

Joyce Murray entend ainsi passer en revue les errances et promesses non tenues du gouvernement en place pour ce qui à trait aux Forces armées canadiennes.

Le piètre traitement réservé aux militaires et aux anciens combattants, les problèmes d’acquisition de l’armée, le déclin des dépenses militaires, les promesses jugées non tenues à l’égard de la souveraineté du Nord et la trahison de la confiance des Canadiens à l’égard de la défense;  autant de chefs d’accusations portés par le Parti libéral à l’encontre de l’équipe de Stephen Harper.

«Moi et le Parti libéral avons l’intention d’utiliser les médias sociaux et d’autres outils pour révéler la vérité aux Canadiens. Depuis trop longtemps, le gouvernement conservateur s’en tire à bon compte malgré son total mépris de la vérité» s’insurge Joyce Murray.

Premier angle d’attaque politique, le Parti libéral pointe du doigt le manque criant d’accès aux soins médicaux pour les combattants, vétérans et leurs familles et l’absence de réalisations concrètes pour prendre en charge le problème de santé mentale chez les militaires.

À la lumière des problèmes d’inconduite sexuelle, d’un taux de suicide accru et le fait que 41 % des logements des FAC soient inférieurs aux normes,  il est impossible de croire que bien-être des personnes en uniforme soit la priorité du gouvernement actuel, selon la porte-parole libérale.

Pour ce qui est de l’approvisionnement militaire du Canada, le Parti libéral reproche les retards, annulations et surcoûts dans les livraisons attendues que ce soit pour ce qui est des chasseurs F-35, des avions de recherche et sauvetage, des navires de patrouille arctique ou encore des vaisseaux modernisés de la marine royale canadienne.

A propos de ces derniers, Joyce Murray indique à raison que deux destroyers ayant déjà été retirés du service, il n’en reste aucun sur la côte ouest. Dès lors, la Flotte du Pacifique n’est plus pleinement opérationnelle.

Le budget militaire, un autre sujet central de la critique formulée par les libéraux qui dénoncent les plus de quatre milliards de compression budgétaire depuis 2010 en matière de Défense. Une réduction qui aurait affecté 23 % des fonds de fonctionnement de la Marine royale canadienne.

Quatrième mythe évoqué, la priorité accordée à la protection de la souveraineté canadienne en Arctique. Entre le report de 10 ans du projet de brise-glace polaire et retard de la station naval à Nanisivik ou encore l’abandon du projet d’escadron de drones dans la base de Goose Bay, Joyce Murray signale une autre promesse non tenue.

Enfin, dans la lutte contre le groupe armé État islamique, la porte-parole libérale reproche l’ambiguïté qui plane sur les contours de la mission des forces armées canadienne en Irak alors que le premier ministre avait assuré qu’il ne s’agirait que de «conseiller et aider» les troupes irakiennes.