La Russie réintégrera un jour le G8, que cela plaise à M. Harper ou non, affirme Vladimir Poutine

Le président russe au Forum économique international organisé à Saint-Pétersbourg le 19 juin 2015 (Service de presse du Kremlin)
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Le président russe au Forum économique international organisé à Saint-Pétersbourg le 19 juin 2015 (Service de presse du Kremlin)
Le président russe au Forum économique international organisé à Saint-Pétersbourg le 19 juin 2015 (Service de presse du Kremlin)

Le président de la Russie a la ferme intention de réintégrer le G8 et le premier ministre Stephen Harper devra se résoudre tôt ou tard à accepter cette réalité, a laissé entendre Vladimir Poutine lors d’un échange avec La Presse canadienne au Forum économique international à Saint-Pétersbourg, vendredi, rapporte la Presse Canadienne sous la plume de Murray Brewster.

Le président russe a affirmé que tous les autres pays – dont le Canada – devraient changer d’approche si les États-Unis acceptaient que la Russie se réunisse à nouveau avec les sept autres pays les plus puissants au monde, écrit le journaliste canadien.

Des représentants de l’administration russe ont insinué toute la journée, vendredi, que des négociations pourraient être en cours pour que la Russie participe à la prochaine réunion du groupe.

Le premier ministre Harper avait pour sa part indiqué lors du dernier sommet du G7 début juin en Allemagne que le président Poutine n’était toujours pas le bienvenu à ces rencontres puisqu’il ne partagerait pas les valeurs des autres dirigeants.

Ce sommet au Château Elma, en Bavière, les 7 et 8 juin 2015 était le 2e depuis l’exclusion des Russes. Le format du G8 est redevenu le G7, comme avant la fin de la guerre froide, quand Moscou a été suspendu du groupe en 2014, à la suite de la réunification de la Crimée avec la Russie et de l’escalade de la crise ukrainienne.

Le Sommet du G7 réunit dorénavant une fois par année les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Union européenne.

Il y a un mois, le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov avait minimisé l’importance du G7, le qualifiant de «groupe informel», mais au Forum de Saint-Petersbourg, le président russe a reconnul’importance pour la Russie de bénéficier du respect de la communauté internationale.

La position de Washington sur la place de la Russie au sein du G8, bien que vague, demeure moins tranché que celle du premier ministre canadien, allié inconditionnel du pouvoir pro-occidentale à Kiev et qui n’a pas manqué depuis le début de la crise ukrainienne en février 2014 un occosion de pourfendre les Russes.