15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

La Turquie dément que l’EI ait attaqué Kobane via son territoire

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Un sniper kurde regarde la ville syrienne de Kobané en ruines, le 30 janvier 2015 (Bulent Kilic/AFP)
Un sniper kurde regarde la ville syrienne de Kobané en ruines, le 30 janvier 2015 (Bulent Kilic/AFP)

La Turquie a qualifié jeudi de propagande les allégations kurdes selon lesquelles les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui ont repris pied jeudi dans la ville kurde syrienne de Kobané en y menant trois attentats-suicide, étaient passés par son territoire.

Les allégations selon lesquelles les militants de Daesh (acronyme arabe de l’EI) sont passés par les frontières turques sont un mensonge et relèvent de la pure propagande, a déclaré le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus sur son compte Twitter.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des combattants de l’EI ont lancé une attaque surprise dans Kobané où ils ont mené trois attentats suicide à quelques heures d’intervalle. Des combats continuaient à faire rage dans le centre de la ville.

Au moins 20 personnes ont été tuées dans les violences de jeudi – huit jihadistes et 12 civils et combattants kurdes -, a précisé l’OSDH.

Les autorités turques ont pour leur part recensé dans les hôpitaux de Suruç, la ville frontalière turque qui fait face à Kobané, quatre morts et 135 blessés parmi les personnes transportées sur son territoire après l’attaque, selon un nouveau bilan.

Un militant kurde syrien, Arin Shekhmos, a affirmé jeudi à l’AFP que les forces de l’EI qui ont attaqué Kobané étaient passées par le poste-frontière turc de Mursitpinar, à quelques kilomètres à peine de la ville syrienne.

Les médias turcs ont publié jeudi des vidéos des explosions survenues à Kobané pour appuyer les dénégations de la Turquie.

L’une d’elles, extraite des caméras de surveillance du poste-frontière turc de Mursitpinar, montre un pick-up de couleur blanche roulant côté syrien avant d’exploser brutalement dans un nuage de fumée.

Une des responsables du principal parti kurde de Turquie en a profité pour dénoncer l’ambiguïté du gouvernement islamo-conservateur turc vis-à-vis des groupes jihadistes en guerre contre le régime de Damas.

Ce n’est pas nouveau, l’EI a depuis longtemps utilisé le territoire turc pour entrer et sortir (de Syrie). Les preuves sont nombreuses, a déclaré à la presse Figen Yuksekdag, coprésidente du Parti républicain des peuples (HDP).

Les pays occidentaux reprochent régulièrement au gouvernement turc de ne pas déployer suffisamment d’efforts pour contrôler sa frontière avec la Syrie et y bloquer le flux des militants qui rejoignent les rangs jihadistes.

La Turquie dément toute complaisance en mettant en exergue les arrestations sur son territoire de recrues étrangères à destination de la Syrie et accuse en retour ses alliés de ne pas partager leurs informations sur ces candidats au jihad.

Appuyées par les frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis, les milices kurdes ont repoussé en janvier l’EI hors de Kobané, après plus de quatre mois d’intenses combats ayant provoqué l’exode de 200.000 réfugiés, pour la plupart kurdes, vers la Turquie.

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