Le médiateur de l’ONU en Syrie condamne regime et rebelles s’attaquant aux populations civiles

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé lundi qu'il était prêt à «étudier» un plan de l'ONU proposant le «gel» des combats à Alep à l'issue d'une rencontre avec l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura (présidence syrienne)
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Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé lundi qu'il était prêt à «étudier» un plan de l'ONU proposant le «gel» des combats à Alep à l'issue d'une rencontre avec l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura (présidence syrienne)
 L’émissaire spécial de l’ONU Staffan de Mistura a profité de son séjour à Damas pour condamner vigoureusement les attaques menées contre les civils. Le médiateur a visé tant le régime que les rebelles (présidence syrienne)

L’émissaire spécial de l’ONU Staffan de Mistura a profité de son séjour à Damas pour condamner vigoureusement les attaques menées contre les civils. Le médiateur a visé tant le régime que les rebelles.

M. de Mistura, qui doit se rendre à Genève via Beyrouth, a rencontré le président Bachar al-Assad durant son séjour de trois jours en Syrie, pays ravagé par la guerre depuis plus de quatre ans.

Il a souligné que les « intenses bombardements par les forces gouvernementales la nuit dernière à Douma, qui a causé un nombre significatif de victimes civiles doivent être condamnés ». Au moins 24 personnes ont été tuées mardi par des roquettes et des raids gouvernementaux contre Douma, un bastion rebelle à l’est de Damas.

« Rien ne justifie de viser sans discrimination des zones civiles ou de recourir à une punition collective de la part du gouvernement », a-t-il dit.

Le médiateur de l’ONU a condamné également « les attaques menées contre les civils par les forces armées de l’opposition » à l’instar de celle menée lundi à Alep (nord) qui a fait un grand nombre de victimes civiles, et mardi dans le centre de Damas, poursuit un communiqué du médiateur.

Rencontre avec la société civile

 Il a soulevé durant ses entretiens avec M. Assad et le chef de la diplomatie Walid Mouallem la question de « la protection des civils », jugeant « inacceptable l’usage (par le régime) de barils d’explosifs ». Il a insisté « sur l’obligation de respecter en toutes circonstances le droit humanitaire international et de protéger les civils ».

Le médiateur de l’ONU a également évoqué avec les responsables syriens, « la situation humanitaire sur le terrain ». Il a insisté « sur un meilleur accès aux zones assiégées et aux civils affectés par le conflit », surtout avec le début jeudi du mois de jeûne musulman du ramadan.

M. de Mistura a réaffirmé devant ses interlocuteurs syriens sa profonde conviction qu' »aucune solution ne pourra être imposée par la force » dans le conflit qui a fait plus de 230’000 morts et déplacé la moitié de la population depuis mars 2011.

Durant son séjour, l’émissaire de l’ONU a en outre discuté avec des représentants de formations politiques et de la société civile ainsi que des personnalités religieuses afin d’écouter leur point de vue dans le contexte des consultations qu’il mène à Genève depuis le début mai.