L’Iran fustige les erreurs de calcul des pays appuyant les insurgés syriens

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Le président iranien, Hassan Rohani (Photo: capture d'écran IRNA)
Le président iranien, Hassan Rohani (Photo: capture d’écran IRNA)

Le président iranien Hassan Rohani a fustigé mardi les erreurs de calcul des Etats soutenant la rébellion syrienne et affirmé que son pays soutiendrait le régime de Bachar al-Assad jusqu’à la fin du conflit.

Après quatre ans de résistance et de persévérance, les plans des ennemis de la Syrie qui pensaient dominer ce pays en quelques mois se sont effondrés, a affirmé M. Rohani en recevant à Téhéran le président du Parlement syrien, Jihad al-Lahham.

Malheureusement, certains pays de la région ont fait des erreurs de calcul et pensent que les groupes terroristes seront toujours un moyen d’atteindre leurs objectifs. Mais tôt ou tard ils seront eux-mêmes touchés par le fléau du terrorisme, a-t-il ajouté, selon le site internet du gouvernement (www.dolat.ir).

L’Iran se tiendra aux côtés du gouvernement et de la nation syriens jusqu’à la fin du conflit, qui a fait plus de 220.000 morts depuis mars 2011, a poursuivi le président iranien.

M. Lahham a rencontré ensuite le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, l’amiral Ali Shamkhani, qui a également mis en garde contre une situation incontrôlable pour les pays voisins et ceux de la région si la Syrie était affaiblie.

La Syrie est la première ligne de défense des territoires islamiques face à Israël et aux jihadistes, a déclaré M. Shamkhani, cité par l’agence officielle Irna. Si les Occidentaux tentent d’assurer la sécurité (d’Israël) en créant des crises, ils ont fait une erreur de calcul irréparable.

Aujourd’hui, les soutiens des groupes terroristes se retrouvent isolés et sont forcés de coopérer avec la Syrie, a ensuite affirmé le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, lors d’un entretien avec M. Lahham.

 L’Iran est le principal allié régional du régime syrien, auquel il fournit un soutien financier et militaire important. A l’instar du pouvoir à Damas, il considère les rebelles comme des terroristes et accuse les pays occidentaux, la Turquie et certains pays arabes du Golfe de financer les groupes radicaux comme l’organisation Etat islamique et le Front Al-Nosra lié à Al-Qaïda.
La visite de M. Lahham intervient alors que les pays participant à la coalition internationale contre l’EI se sont réunis à Paris pour discuter de la stratégie pour stopper l’avancée des jihadistes en Irak et en Syrie.

Ils ont dénoncé l’incapacité et l’absence de volonté du régime de Bachar al-Assad de lutter contre l’EI, et appelé au prompt lancement d’un véritable processus politique inclusif, sous l’auspice des Nations unies pour rétablir la paix en Syrie.

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