Nucléaire iranien: les négociations pourraient se prolonger après le 30 juin

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Vue générale de la table de négociations entre Iraniens et les représentants de 5 pays pour arriver à un accord sur le nucléaire iranien, à l'hôtel Beau Rivage à Lausanne le 30 mars 2015 (Fabrice Coffrini/AFP)
Vue générale de la table de négociations entre Iraniens et les représentants de 5 pays pour arriver à un accord sur le nucléaire iranien, à l’hôtel Beau Rivage à Lausanne le 30 mars 2015 (Fabrice Coffrini/AFP)

Les négociations internationales pour trouver un accord sur le programme nucléaire iranien pourraient se prolonger au-delà de l’échéance fixée au 30 juin, a indiqué jeudi un responsable américain.

On ne le fera peut-être pas pour le 30 juin, mais on en sera proche, a confié ce cadre de l’administration américaine à la veille du départ pour Vienne du ministre des Affaires étrangères John Kerry, pour participer à la dernière ligne droite des tractations entre les grandes puissances et l’Iran.

C’est la première fois que Washington reconnaît que la date butoir du 30 juin n’est pas gravée dans le marbre. L’Iran et la France avaient déjà exprimé leur scepticisme il y a plusieurs semaines sur le strict respect des échéances.

Ce qui compte, c’est le contenu de l’accord et il faut qu’il soit bon, a défendu le responsable américain, dont le gouvernement martèle depuis des mois qu’il cherche un bon accord, pas n’importe quel accord.

L’Iran et les grandes puissances réunies au sein du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont entamé cette fin de semaine à Vienne la dernière phase du marathon diplomatique pour solder le dossier nucléaire iranien, l’un des plus épineux des relations internationales contemporaines.

Après de longues années de tensions et 20 mois de discussions acharnées, ils vont s’efforcer de mettre le point final à un accord souvent qualifié d’historique. Le délai limite est mardi 30 juin, et le succès n’est en rien garanti.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et son homologue français Laurent Fabius sont attendus samedi dans la capitale autrichienne, où ils retrouveront John Kerry qui devrait arriver vendredi soir. Les autres ministres du groupe 5+1 devraient suivre, sous l’égide de la diplomatie de l’Union européenne.

Leur objectif commun: garantir pour l’avenir que le programme nucléaire de la République islamique sera uniquement civil, en échange d’une levée des nombreuses sanctions internationales qui entravent depuis 2005 l’économie iranienne.

Le soupçon, toujours démenti par l’Iran, que ce pays chercherait à s’équiper de l’arme nucléaire empoisonne les relations internationales depuis douze ans.

Le responsable américain a assuré que le projet des négociateurs était de rester à Vienne jusqu’à ce que nous en ayons terminé, ou conclu que nous n’y parviendrons pas.

Mais nous comptons y arriver, a-t-il ajouté.

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