Québec dévoile son plan de lutte à la radicalisation à Montréal en présence du maire Coderre

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Le drapeau de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) la filiale d'Al-Qaïda active en Irak et en Syrie (Archives/capture d'écran EIIL/45eNord.ca)
Le drapeau de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) la filiale d’Al-Qaïda active en Irak et en Syrie (Archives/capture d’écran EIIL/45eNord.ca)

Pendant que le gouvernement fédéral canadien s’attaque au problème de la radicalisation selon un approche sécuritaire, le gouvernement du Québec lance lui aussi un vaste plan de lutte à la radicalisation où il agira dans les domaines de sa juridiction et dont l’approche sera davantage axé sur la prévention.Québec lance lui aussi un vaste plan de lutte à la radicalisation où il agira dans les domaines de sa juridiction et dont l’approche sera davantage axé sur la prévention.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Mme Lise Thériault, ainsi que la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Mme Kathleen Weil, ont présenté aujourd’hui le Plan d’action gouvernemental 2015-2018 La radicalisation au Québec: agir, prévenir, détecter et vivre ensemble, en présence du maire de Montréal, M. Denis Coderre.

Comme le titre du plan l’indique, il comprend 59 mesures regroupées sous quatre axes d’intervention : agir, prévenir, détecter et vivre ensemble.

Plusieurs mesures seront mise en place afin notamment de prévenir des attentats terroristes comme ceux de l’automne dernier et d’éviter que des jeunes quittent le Canada pour grossir les rangs de groupes extrémistes, a annoncé aujourd’hui la ministre québécoise de la Sécurité publique Lise Thériault.

«Les attentats de l’automne nous ont montré que nous ne sommes pas immunisés contre de telles choses», a dit la ministre en conférence de presse ce midi.

Neuf ministères seront impliqués dans le plan québécois de lutte à la radicalisation, ainsi que plusieurs corps de police et des ordres professionnels, dont celui des travailleurs sociaux.

Pour contrer les crimes d’honneur, Québec mettra en place une nouvelle «ordonnance de protection» que pourrait demander une personne qui sent que sa sécurité est en péril.

On vise ici à prémunir les jeunes – et les personnes vulnérables en général – du «contrôle excessif» de sa famille ou de son entourage. Cette notion de «contrôle excessif» sera ajoutée aux dispositions de la Loi sur la protection de la jeunesse, conformément à un avis qu’avait reçu le gouvernement du Conseil du statut de la femme de 2013.

Pour réduire les risques de mariages forcés, le Directeur de l’État civil sera tenu de publier les unions annoncées sur son site et, pour les mariages de personnes de 16 ou 17 ans, il sera obligatoire d’obtenir l’approbation d’un juge au préalable.

Le ministre de l’Éducation aura pour sa part le pouvoir de déclencher des enquêtes devant des comportements susceptibles de porter atteinte à la sécurité physique et morale des élèves. Les institutions permettant de tels enseignements sont susceptibles de perdre leurs subventions.

En outre, une étude sera aussi menée au collège de Maisonneuve, dont plusieurs élèves auraient quitté ou tenté de quitter le Canada avec l’intention de joindre la Syrie afin de comprendre ce qui peut bien pousser les jeunes vers la radicalisation.

Québec compte aussi adopter d’autres mesures législatives pour appuyer la lutte à la radicalisation en éradiquant le discours hauineux et en assurant la neutralité religieuse de l’État.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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