15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Selon l’AIEA, vérifier le nucléaire iranien prendra « des années »

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Le Directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano (Dean Calma/AFP)
Le Directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano (Dean Calma/AFP)

Vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire iranien prendra de longues années en cas d’accord entre la République islamique et les grandes puissances à la fin du mois, a estimé lundi l’AIEA, le gendarme nucléaire de l’ONU.

« Cela sera une question d’années. Pas de mois ni de semaines, mais d’années. Des années et des années », a souligné devant la presse Yukiya Amano, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui avait son conseil trimestriel à Vienne.

L’Iran et les grandes puissances se sont donné jusqu’au 30 juin pour trouver un accord garantissant que Téhéran n’accédera pas à la bombe atomique, en échange d’une levée des sanctions internationales qui frappent l’économie de ce pays.

Un tel accord contribuerait à apaiser plus d’une décennie de tensions dans la région, et ouvrirait de nombreuses perspectives de coopération entre le régime iranien et le reste du monde.

Selon M. Amano, la conclusion de l’accord dépendra en bonne partie de la mise en oeuvre par Téhéran du protocole additionnel au traité de non-prolifération nucléaire (TNP), que 120 Etats ont déjà approuvé.

L’Iran a entrepris d’appliquer provisoirement le protocole, aux termes d’un accord-cadre conclu en avril à Genève avec les « 5+1 » (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Cette démarche obligera ce pays à soumettre une déclaration « très détaillée » sur ses installations nucléaires tous les trois mois, a rappelé M. Amano.

Le même protocole permet à l’AIEA de demander d’avoir accès aux sites, y compris militaires, où elle soupçonne que sont entreposés des matériaux nucléaires non déclarés.

L’agence spécialisée de l’ONU enquête depuis plusieurs années sur ce que les experts appellent « la possible dimension militaire » du programme nucléaire iranien. En l’espèce, il s’agit d’affirmations, démenties par l’Iran, selon lesquelles ce pays a jusqu’en 2003, voire plus récemment, fait des recherches visant à se doter de la bombe atomique.

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