Ukraine: « des progrès insuffisants » estiment Paris et Berlin

François Hollande et Angela Merkel à Kiev, le 5 février 2015, avant une réunion avec le président ukrainien Petro Porochenko (Sergei Supinsky/AFP)
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François Hollande et Angela Merkel à Kiev, le 5 février 2015, avant une réunion avec le président ukrainien Petro Porochenko (Sergei Supinsky/AFP)
François Hollande et Angela Merkel à Kiev, le 5 février 2015, avant une réunion avec le président ukrainien Petro Porochenko (Sergei Supinsky/AFP)

Les dirigeants français François Hollande et allemande Angela Merkel, qui se sont entretenus au téléphone pendant 45 minutes lundi avec leur homologue russe Vladimir Poutine, jugent les progrès insuffisants en Ukraine, a-t-on appris dans l’entourage du président français.

Ils estiment nécessaire d’exercer des pressions sur les parties dans le cadre d’une situation tendue, a-t-on ajouté de même source, à la veille d’une rencontre à Paris des chefs de la diplomatie de ces trois pays avec leur homologue ukrainien.

Les progrès sont insuffisants, ont regretté François Hollande et Angela Merkel, selon l’entourage du chef d’Etat français.

Toujours selon l’entourage de François Hollande, l’entretien avec Vladimir Poutine était destiné à faire une évaluation de la mise en oeuvre des accords de Minsk sur la paix en Ukraine.

Il faut travailler, aller plus dans la mise en oeuvre de ces accords et avoir plus de résultats, a-t-on souligné de même source.

La question de groupes de travail a été examinée, contrairement à celle des sanctions qui n’a pas été évoquée, a précisé encore l’entourage de François Hollande.

Cette conversation téléphonique, selon cette source, avait été précédée dans la matinée d’un contact entre la France, l’Allemagne et le président ukrainien Petro Porochenko.

Cette mise au point intervient le jour même où les chefs de la diplomatie de l’Union européenne ont formellement prolongé, jusqu’à fin janvier 2016, les lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie pour son rôle dans le conflit en Ukraine.

Ces sanctions, qui frappent des pans entiers de l’économie russe, dont les secteurs des banques, de la défense et du pétrole, empêchés de se financer sur les marchés européens, arrivaient à expiration fin juillet.