Un émissaire américain a rencontré la milice yéménite houthis à Oman

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Des rebelles chiites Houthis inspectent les ruines d'un hôtel détruit par les raids de la coalition arabe, le 31 mai 2015 au nord de Sanaa, la capitale yéménite (Mohamed Huwais/AFP)
Des rebelles chiites Houthis inspectent les ruines d’un hôtel détruit par les raids de la coalition arabe, le 31 mai 2015 au nord de Sanaa, la capitale yéménite (Mohamed Huwais/AFP)

Un émissaire américain a tenu pour la première fois des discussions avec la milice chiite houthis yéménite à Oman, a affirmé mardi Washington.

La haute diplomate américaine pour le Proche-Orient Anne Patterson a rencontré à Oman différentes parties impliquées dans le conflit en cours au Yémen, dont des représentants des Houthis, pour convaincre toutes les parties de venir à la conférence pour la paix prévue à Genève, a expliqué la porte-parole du département d’Etat, Marie Harf.

La rencontre avec les Houthis avait pour but de renforcer notre idée que seule une solution politique au conflit au Yémen est possible et que toutes les parties, dont les Houthis, devrait y participer, a-t-elle précisé.

Anne Patterson s’est également rendue en Arabie saoudite pour tenir des discussions sur la résolution du conflit avec des responsables saoudiens et le président yéménite en exil, Abd Rabbo Mansour Hadi, a ajouté la porte-parole de la diplomatie américaine.

Les rebelles chiites du Yémen ont exigé, lors de discussions avec des Américains, l’arrêt des bombardements saoudiens et un acheminement sans entrave de l’aide humanitaire, a-t-on appris plus tôt mardi de source diplomatique à Mascate.

Ces demandes ont été formulées par la rébellion des Houthis, soutenue par l’Iran, lors de discussions informelles qui se sont poursuivies pendant au moins trois jours exclusivement avec des représentants américains dans le sultanat d’Oman, a précisé un diplomate.

Oman ne joue pas un rôle de médiateur, mais plutôt celui d’un facilitateur dans ces discussions américano-houthies, qualifiées de simples approches, a-t-il dit à l’AFP.

Pendant que ces contacts se poursuivaient, un Américain parmi plusieurs détenus au Yémen a été libéré et accueilli lundi au sultanat d’Oman.

Des pourparlers de paix inter-yéménites pourraient se tenir dans deux semaines environ à Genève sous l’égide de l’ONU, a par ailleurs indiqué, mardi, le porte-parole du gouvernement en exil, Rajah Badi.

Oman est la seule des six monarchies du Golfe à ne pas participer à la coalition militaire sous commandement saoudien au Yémen. Elle entretient de bonnes relations aussi bien avec l’Arabie saoudite sunnite qu’avec l’Iran chiite, les deux grands pays rivaux de la région.

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