Yémen: quatre membres présumés d’Al-Qaïda tués dans une attaque de drone

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Des hommes passent devant un mur où est peint un drone américain et portant l'inscription "Pourquoi avez-vous tué ma famille?", le 13 décembre 2013 à Sanaa (Mohammed Huwais/AFP)
Des hommes passent devant un mur où est peint un drone américain et portant l’inscription « Pourquoi avez-vous tué ma famille? », le 13 décembre 2013 à Sanaa (Mohammed Huwais/AFP)

Quatre membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués dans une attaque de drone américain dans le sud-est du Yémen, a indiqué jeudi un responsable provincial.

L’attaque de drone s’est produite mercredi soir dans un camp militaire de la ville de Moukalla, capitale de la province du Hadramout, tombée en avril aux mains d’Al-Qaïda, a-t-il ajouté.

Elle a visé une voiture et tué ses quatre occupants, des membres présumés du réseau jihadiste, dont un chef local, a précisé un responsable de la province.

Un autre véhicule d’Al-Qaïda a été visé, mercredi soir également, lors d’une attaque de drone dans la ville de Ghil Bawazir, de la même province, mais le bilan n’a pas été établi, a-t-il ajouté.

Al-Qaïda a reconnu ce mois-ci que son chef au Yémen, Nasser al-Wahishi, qui était aussi le numéro 2 au niveau mondial du réseau extrémiste sunnite, avait été tué dans une attaque de drone américain début juin. Deux autres responsables d’Al-Qaïda au Yémen avaient péri de la même manière en avril.

A Aden, grande ville du sud, quatre civils ont été tués et une trentaine blessés jeudi à l’aube par des tirs attribués à des rebelles chiites Houthis sur des quartiers tenus par leurs adversaires, a indiqué une source médicale.

Des obus de mortier ont touché la résidence universitaire de la cité portuaire où des centaines de déplacés ont trouvé refuge, tuant deux civils et blessant de nombreuses autres personnes, dont des femmes et des enfants, selon la même source.

D’autres obus ont explosé près d’un restaurant, tuant deux personnes et en blessant 16 autres, a-t-elle poursuivi.

Les combats n’ont jamais cessé à Aden entre d’un côté les Houthis et leurs alliés, des militaires fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, de l’autre des comités de la résistance populaire regroupant leurs adversaires, faisant de nombreuses victimes parmi les civils.

Ces comités sont formés de combattants sudistes, de militaires loyaux au président Abd Rabbo Mansour Hadi réfugié en Arabie saoudite, de miliciens tribaux sunnites et de simples volontaires.

Depuis le déclenchement le 26 mars de la campagne aérienne d’une coalition anti-Houthis menée par l’Arabie saoudite, ces comités empêchent les rebelles de prendre le contrôle total d’Aden.

Les combats affectent directement la population qui manque de tout et n’a pas accès aux soins médicaux, alors que la détérioration des conditions d’hygiène a fait réapparaître des maladies comme la dengue, le typhoïde et le paludisme.

L’aviation de la coalition conduite par Ryad a poursuivi jeudi ses raids sur plusieurs positions rebelles ailleurs dans le pays. A Ataq, capitale de la province de Chabwa (sud), des dépôts d’armes ont été pris pour cible, ont rapporté des habitants.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé l’arrivée mercredi au port de Hodeïda (ouest) d’un bateau chargé de 1.000 tonnes de vivres et de trois gros générateurs. Le Stella Di Mari était parti le 17 juin du port omanais de Salalah, devenu récemment une base logistique du CICR.

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